• Le curé de la paroisse se rebelle - la Chouannerie dans notre pays sarthois

     

     

    L'abbé ACHARD doit, suite à une décision du 23 Février 1790, lire les décrets de l'assemblée constituante ; celui-ci ayant refusé le 13 avril de reconnaître le catholicisme comme religion d'état, le 20 avril suivant, l'administration de ses biens est retirée à l'église. Le presbytère et l'église de FILLÉ sont achetés par les citoyens Héron et Tanchot pour la somme de 1697 écus.

    Le 21 Mars 1790, la gabelle est supprimée.

    En 1791, dès janvier, les municipalités de la Sarthe ayant recensé des églises se voient contraintes de faire jurer fidélité aux prêtres. 422 jurèrent alors que 632 se déclarèrent réfractaires ; suite à ce décret demandant aux prêtres de prêter serment, le Curé Achard semble s'y soumettre puis se rebelle. Dans les murs du château de la Beunêche est installé une cache permettant au prêtre réfractaire de se réfugier sans être inquiété. Fidèle aux réfractaires, les populations aidaient souvent à les cacher. Dans les murs du château de la Beunêche est installé une cache permettant au prêtre réfractaire de se réfugier sans être inquiété.

    En juin 1792, grand  tumulte à FILLÉ : des lettres de délation ont été envoyées au conseil général (acfm) et aux conventionnels, le curé Achard porterait des jugements "hardis" au sujet de la constitution civile du clergé. Des espions agissant aux ordres de Levasseur et payés sur les fonds secrets par Jacques-François Bollengier-ex curé de Dollon, chef du bureau de police viennent questionner les habitants. On les épit jusqu'en dans le tripot de la maison du Passeur. On aperçoit même des inconnus lors des prêches que fait le Curé Achard chaque dimanche.

    Or, suite à des lettres de délation, de jeunes énergumènes agités venus du Mans, ceints de nouvelles tenues à la mode "révolutionnaire" haranguent les paroissiens à la sortie des offices. Des zélotes applaudissent
     à leurs discours et fustigent le citoyen "Beauvais" qui les accable de tache, de taxes et de charges en tous genres.

     En Août 1792, chaude ambiance dans tous les sens du terme car en plus de fortes chaleurs avec un air desséchant à souhait, le trouble règne partout et le comité révolutionnaire de la Sarthe soumis aux ordres du Conventionnel Levasseur fait condamner 112 prêtres à  10 ans d'exil en terre espagnole.

    Ces premiers paragraphes en lettres bleues concernant l'abbé Achard sont extraits des Données chronologiques sur l'histoire de Fillé sur sarthe remises par Pierre Gouet au Maire de Fillé (Pierre Gouet 2005/2006).

    "Au Mans, ces prêtres réfractaires rebelles à la Nation et à la Loi sont enfermés dans le séminaire de Coeffort où ils subirent toutes sortes de mauvais traitements mais ils apprirent que depuis quelques temps, un bruit courait qu'un décret de déportation était rendu à leur encontre. C'est sans résistance qu'ils se rangèrent un matin d'août 1792 dans la cour du Séminaire pour prendre la route en direction de la Flèche car, comme dans le sens de la Révolution, il fallait faire sentir au peuple que les prêtres étaient coupables : il fallait que l'innocence fût opprimée.

    C'est ainsi qu'ils arrivèrent à Guécelard pour le déjeuner, escortés d'hommes de la garde."

    (extrait des "Crapauds de nuit") Edition du Cherche-Livre par Jean-Jacques Loisel.

    En représailles, le Curé Achard fut également traîné de force pour rejoindre ces curés réfractaires destinés à l'exil. Suite à ce grand tumulte, un de ces prêtres réfractaires écrit qu'à l'auberge de Fillé-Guécelard où ils faisaient une halte pour se désaltérer et manger, les "crapauds de nuit" (c'est ainsi qu'on désignait les prêtres réfractaires à l'époque) se virent entourés par les habitants proches qui leur témoignèrent douleur et compassion et les larmes aux yeux dirent adieu à leur curé, étonnés de les voir si déterminés dans leur choix et si sereins.

    Extrait des Données chronologiques sur l'histoire de Fillé sur sarthe remises par Pierre Gouet au Maire de Fillé (Pierre Gouet 2005/2006).

    "Sous la chaleur accablante,  l'ordre de marche fût donné et sous les huées et les injures, ils continuèrent leur route. 

    Après avoir traversé Angers, Ancenis, Oudon, ils arrivèrent fin septembre dans le Port de Nantes. Dans la rade de Paimboeuf, ils embarquèrent, le 1er Octobre, sur le vaisseau "l'Aurore" en direction de l'Espagne."

    (extraits prêtres réfractaires de l'Ouest). PM

    Dans le bulletin de la Commission Historique et Archéologique du Maine de 1913, un article est consacré à une enquête sur le Clergé de l'AN IX à l'an XIII. Louis-Marie Auvray note d'ailleurs qu'il n'existe pas un département plus fertile en prêtres que la Sarthe et une annotation est apportée sur tous les prêtres (réfractaires ou non) du département. Concernant Fillé-Guécelard, il est précisé : " Achard (Curé) Honnête, talents ordinaires (sic), rappelé par les habitants, n'est pas encore de retour". 

    sources : BNF.Fr Gallica Presse et revues bulletin de la Commision Historique et Archéologique du Maine de 1913.

     

    llustration empruntée à :
    commons.wikipédia.org/wiki/file : carte des prêtres assermentés en France en 1791


    Carte des prêtres assermentés en France en 1791

    Chassé de sa paroisse, le curé Achard fut remplacé par un "intrus" Jean Arnoult qui se heurta à l'hostilité de la rustique, ignorante et pieuse population, l'installation des nouveaux venus considérée comme des intrus était généralement mal acceptée par les fidèles.

    achard

     

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    Michel Roussin, titulaire de la chapelle de l'Emondière au moment de la Révolution fut curé intrus de Guécelard en 1793. Mais il se rétracta après les deux serments (ci-joint, extraits des Mémoires Ecclésiastiques concernant la Ville de Laval et ses environs, Diocèse du Mans, pendant la Révolution, entre 1789 et 1795).

    extraits de Gallica.org Bibliothèque nationale.

    Capture
    curé de Guécélard

     

     

     

    A compter du 5 Novembre 1792, les actes de naissance et de mariage sont signés par René Trouvé, François Gaupuceau, François Tanchot Maire et Pierre Héron, officier Municipal.

    (Extrait données chronologiques Pierre Gouet).

    Pendant, la révolution, des combats opposent les soldats républicains et les chouans à ROËZÉ, une partie des Chouans se noyant dans la Sarthe.

    En 1793, l'année fut également très mouvementée avec des batailles entre les chouans et les républicains. Buffes vit passer sur l'ancienne route de Paris-Nantes, dite le "chemin aux bœufs", ancienne voie romaine, située à cinq cents mètres de Buffes, plusieurs dizaines de milliers de Vendéens dans leur expédition appelée " Virée de Galerne" c'est-à-dire "mouvement vers le nord" car le vent de galerne est un vent du nord et ce, alors qu'ils remontaient d'Angers vers le Mans, en route pour Granville.

    Tandis que le13 Novembre 1793 débute le procès du Roi (débat à la Convention), des troubles paysans ont lieu en Sarthe et en Indre et Loire. 

     

    Affiche séditieuse contre la levée en masse placardée au Mans le 25 Février 1793

     

     

    Mais, le 13 Décembre 1793, c'est la bataille du Mans : l'armée républicaine écrase les vendéens dans la cité mancelle. La moitié des blancs ne survivront pas à la bataille et c'est le repli de la "virée de galerne".

    TABLEAU de Jean Soreuil conservé au musée de la Reine Bérangère.
    photo empruntée à www.herodote.net


    Le 13 Décembre 1793, c'est la terrible bataille du Mans qui vit la victoire des républicains sur les vendéens, la tragique épopée d'une armée de fantômes. Dans le chef-lieu de la Sarthe, ce sont des images insoutenables que celles du long calvaire de cent mille paysans entraînés dans une tragique erreur.

    "En ce matin du 13 Décembre, le jour se lève à peine que les troupes apparaissent au bout de chaque rue. On s'empoigne, on s'agrippe, on s'étripe, les corps tombent percés de balles ou de coups de baïonnette. Les rues se couvrent de sang.

    Pourtant, la Vendée parvient à percer. Une foule éperdue s'enfuit par la route de Laval. Aux Maisons-Rouges, elle se rebiffe même. Mais que faire contre une armée sur-excitée ? Les prisonniers sont groupés par dizaines, par centaines, hommes ou femmes, enfants même. La mitraille crépite. Les corps s'entassent. 

    L'horrible carnage ne finira-t-il qu'avec le dernier vendéen ? non ! ils sont encore des milliers à fuir. On voit des gosses errer, hagards, à travers champs, des femmes hurlées, éperdues...".

    (extrait LA RÉVOLUTION, numéro spécial O.F. 1989)

    Dans l'ouvrage des "Mémoires de la Société d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers" publié en 1906, un chapitre est consacré au nommé Jean Châtelain, dit "Tranquille", général vendéen, né à Cholet en 1765, marié et père de famille, il gagnait honorablement sa vie dans le commerce des toiles quand la révolution éclata. Sa mère, sa femme et son fils périrent dans l'insurrection.  Résolu à venger les victimes, il répondit à la terreur par la terreur. Il se fit connaître dans la région par ses exactions. En pluviose de l'an IX,  les affiches du Mans publient l'avis suivant "Le nommé Châtelain dit Tranquille a été arrêté à la Flèche et conduit dans les prisons du Mans"...

    "Rendu à la liberté, mais mis en surveillance à Angers, Tranquille n'a rien de plus pressé que de se soustraire à la police et il reprend le cours de ses exploits, c'est un irréductible... il tient toujours le pays qu'il a choisi et qu'il connaît si bien depuis huit ans qu'il y opère....Il terrorise les acquéreurs de biens nationaux et pour faire subsister ses soldats, se fait coupeur de route et détrousseur des courriers porteurs de fonds publics..."

    "En 1806 (le calendrier républicain est aboli) et en 1807, la route du Mans à la Flèche est si peu sûre que R.. soumet à l'empereur un projet d'essartement des bois qui la bordent. C'est principalement entre Fouilletourte et Guécelard que les courriers ont maille à partir avec les brigands....Le 11 Octobre 1807, il y eut deux attaques différentes sur les voitures chargées des recettes de La Flèche...comme la gendarmerie de Fouilletourte était occupée à battre le pays à la recherche des brigands, le préfet envoya à Guécelard un caporal et huit hommes de la compagnie de réserve..."

    Enfin, dans sa retraite, le vieux chouan voulut refonder une famille et  voyant sa demande repoussée, il songea ensuite à écrire ses Mémoires qu'il fit lire par son Curé lequel lui fit un cas de conscience de rappeler les actes odieux de quelques personnages....

    Les co-auteurs du chapitre consacré au chouan dénommé "Tranquille" de conclure ainsi :

    "Tranquille, pardonnant enfin à ses ennemis, n'hésita pas à jeter son oeuvre dans le feu. Et c'est une étrange destinée que celle de ce simple marchand de mouchoirs, devenu par la suite des évènements, insurgé de la grande armée catholique et royale, chef de partisans et coupeur de routes...Il vit passer la République qu'il abhorrait et l'Empire devant lequel il n'avait pas désarmé."

    extrait des "Mémoires de la Société d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers" de 1906. BNF.fr Gallica

    Ces témoignages, d'une fidélité inconditionnelle à une certaine foi, à la tradition, au respect des coutumes du passé prennent parfois la forme d'un étonnant fanatisme, dont les chansons des temps héroïques de la Vendée Militaire se font l'écho :

     "Ne tirez jamais sur un Bleu

     En train de prier le Bon Dieu

     Au lieu d'aller chez les Maudits

     Il irait droit au Paradis."

     

     

    En Fructidor An III, on entre dans la "seconde terreur" avec la disparition de Robespierre le 9 Thermidor. Le citoyen Auvray, préfet de la Sarthe nomme le citoyen François Tanchot, maire de FILLÉ-GUÉCELARD le 3 messidor an VIII. Tous doivent prêter serment de fidélité à la Constituante.

     

    ci-dessous, registre signé par le citoyen Heron, adjoint et le citoyen TANCHOT Maire de FILLÉ-GUÉCELARD, daté du 4 Vendémiaire an III de la République.

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    En Fructidor An III (septembre 1794), un dénommé "Tape à mort" qui avait quelques parentés à FILLÉ avait formé avec eux une bande de "contre-révolutionnaires". Ledit "Tape à mort" s'était mis à la disposition du commissaire de la République du Mans quelques temps plus tard et dans la nuit du 19 au 20 fructidor an III, les citoyens Tanchot, maire de Fillé-Guécélard et Blin, procureur de ladite commune, ont, aux environs de minuit, vu se présenter à eux 3 ou 4 individus à cheval leur demandant le texte de la Constituante présentée par la Convention Nationale à l'acceptation du peuple. Or, suite à la réponse affirmative des deux notables filléens, ils ont exigé la remise de ce texte en échange d'un autre... Les individus à cheval ont effectivement déposé sur le bureau du Maire deux documents, l'un intitulé "Déclaration du Roy" commençant par ces mots :"Louis, par la grâce de Dieu, Roy de France et de Navarre" (il s'agissait de Louis XVII âgé de neuf ans et qui, tuberculeux, mourrait dans la prison de la Bastille d'une lente agonie) et se terminant par "Votre inébranlable fermeté" et :

    l'autre intitulé "Manifeste du Général Charette" commençant alors par ces mots : "Le moment est venu" pour se terminer par "Soyez persuadés, Messieurs, de tous mes sentiments pour vous". La remise de ces deux documents leur a été faite avec injonction d'en faire lecture "au péril de leur vie", "à l'heure où il y aurait le plus de monde" et "en faisant sonner la cloche afin de rendre le rassemblement plus conséquent" et ce Maire et Procureur ont exécuté dès le lendemain de crainte d'être recherché par les chouans en présence de 50 à 60 citoyens de la commune et notamment des citoyens Gaupuceau et Rousseau (officiers municipaux).

    Alors là, ils sont interrogés pour savoir pourquoi ils n'avaient pas prévenu l'Administration de cet évènement qu'elle aurait pu empêcher, ils ont répondu que c'était la crainte de possibles attaques qui les avaient retenus... La présente minute de cet interrogatoire est enregistrée sous la forme d'un évènement contre-révolutionnaire par le citoyen Bardou-Bouquetin, il s'avère donc que les deux notables se sont rendus coupables d'une criminelle complaisance envers la République... On ne rigolait pas avec la prestation de serment à la Constituante ! en vertu de quoi, ces deux élus sont momentanément suspendus de leur fonction et remplacés par les autres officiers municipaux.


    Ces trois derniers paragraphes sont extraits des Données chronologiques sur l'histoire de Fillé sur sarthe de Pierre Gouet ( P. Gouet 2005/2006).

    Le 3 MESSIDOR AN VIII, LE CITOYEN AUVRAY PRÉFET DE LA SARTHE NOMME LE CITOYEN FRANCOIS TANCHOT, BOULANGER DE SON ETAT, MAIRE DE LA COMMUNE DE FILLÉ-GUÉCELARD. LES CONSEILLERS SONT LANGLAIS, SAUVAGE,  LANGELLIIER, RATEY, ASLINE, LOIRE, LE VOYER et DANIEL DE BEAUVAIS.


    Le 10 Nivose an IX : un "arbre de la liberté" est planté solennellement par le citoyen Tanchot et le sieur Héron son adjoint.

     

     

    Scan

     

    i

    DESSIN Christiane Choisnet

    PLANTATION D'UN ARBRE DE LA LIBERTE.

     

    Quand les Brigands de la Vendée pertube l'enregistrement des actes de Mariage à FILLÉ-GUÉCELARD.

    "Sur le registre des mariages et des décès de la commune de FILLÉ-GUÉCELARD AN II - 1822 il est mentionné qu'il a été apporté quatre feuillets supplémentaires à celui commencé le 1er Janvier 1793.

    Or, il aurait dû commencer le 1er Pluviose "Pour complèter la féconde année de la République" (sic)

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    " mais "lesquels Registres devaient, au terme dudit décret du 9 mois dernier (donc du 9 Frimaire) commencer le 1er Nivose ; ce qui n'a pu s'effectuer attendu l'invasion des Brigands de la Vendée, dans la commune du Mans et dans l'arrondissement du district".

    En 1796 (An V), les prêtres réfractaires reviennent. Ci-dessous, lettre d'un prêtre exilé manceau :

    "  Vous souvenez-vous de moi cher enfant ? Je suis votre curé Brolleau de C... dans la Sarthe. Mais, oui, grâce au ciel, me voilà revenu dans ce pays aimé après tant d'infortunes.

    Souffririez-vous que je vous raconte, brièvement, ma fâcheuse escapade ? C'était au début de l'année 1792. Nous, prêtres ayant refusé le serment, étions condamnés à l'exil. Et encore était-ce la forme la plus douce de punition, puisque tant de serviteurs de Dieu furent arrêtés ou massacrés.

    Le 27 août, je pris donc, avec 120 compagnons, la route pour Nantes. Nous allions à pied, escortés par deux-cents hommes de garde. Ils n'étaient pas tous terribles. Certains étaient même pris de compassion envers nous, offrant un fruit ou un morceau de pain. Mais combien furent atroces ces traversées de villes et de villages où, hier encore, hommes et femmes nous accordaient le respect. Nous étions insultés, humiliés. Parfois, un enfant, oui, un enfant à l'âme tendre, nous lançait des pierres, comme si nous étions des galériens.

    A Angers, 230 autres prêtres exilés se joignirent à notre triste troupe. Ils étaient attachés deux par deux et, sans la mansuétude de quelques gardes, ils ne seraient jamais arrivés à bon port.

    Le port, c'était Paimboeuf. Je ne crois pas qu'il fût bon. Nous avons été embarqués sans ménagement sur trois bateaux, direction l'Espagne où nous arrivâmes le 9 Octobre après une traversée bien peu pénible par rapport au martyr de notre Seigneur. 

     

    Je ne sais ce que sont devenus les Angevins. Mais nous, les Manceaux, avons été dispersés à Lugo, Orense, Thuy ou Saint-Jacques-de-Compostelle. C'est là que j'ai survécu en pensant bien à vous.

    Et je reviens aujourd'hui de ce pèlerinage."

    extrait "LA RÉVOLUTION" numéro spécial O.F. 1989.

    Pendant la Révolution,  les possessions de l’Église sont déclarées biens nationaux par le décret du 2 Novembre 1789. Ceux-ci sont vendus pour résoudre la crise financière qui a causé la Révolution. ci-dessous, extrait des documents historiques sur la vente du mobilier des églises de la Sarthe Source Gallica Bnf.fr Bibliothèque Nationale de France.

     

    Legeay

     

     

    vente du mobilier église de Fillé
     
     
     
    f114.highres

     

    Vente de mobilier et divers objets de l'église de Fillé à des citoyens désirant s'en porter acquéreurs.

    église de guécelard

    Une personne s'est portée adjudicataire de l'église de Guécelard saccagée pendant la Révolution.

    Extrait Gallica.bnf.fr Bibliothèque Nationale de France Livres et Manuscrits.

    Ces quatre vues sont la propriété de BNF,Fr Bibliothèque Nationale de France, Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet ainsi que Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog, Merci.

    Au premier recensement de la République (an IX), il apparaît qu'il y avait un cabaretier à Fillé (Monsieur Pierre BLIN) et une dizaine de vignerons. Après les années 1850/1870, les métiers de vignerons ont rapidement disparu sur la commune. Est-ce à cause de l'apparition du phylloxéra en Europe ?.

    Le 1er Floréal an XII : Le citoyen Tanchot, Maire, doit jouer les arbitres suite à une vive dispute entre Joseph Tuffière et Pierre Gaupuceau du Hameau des Gesleries. Cette rixe qui tire son origine du plus loin était fondée sur un conflit d'intérêt avec le citoyen Gaupuceau.

    (Extrait des Données Chronologiques de Pierre Gouet 2005-2006).

    Ces querelles d'intérêt ou de voisinage sont  malheureusement de toutes les époques et les Maires ont été, de tout temps, confrontés à de tels problèmes et contraints de jouer les arbitres entre les administrés en conflit.
     

     


    Sources manuscrites et bibliographiques

    En ce qui concernent les paragraphes relatifs à l'abbé Achard et aux évènements de septembre 1794, ceux-ci sont extraits des Données chronologiques sur l'histoire de Fillé sur sarthe remises par Pierre Gouet au Maire de Fillé (Pierre Gouet 2005/2006).

    archives départementales de la Sarthe archives paroissiales - archives de la commune de Fillé

    sources internet : pagesperso-orange/registres d'état civil

    Source numéro spécial LA REVOLUTION de Ouest-France publié à l'été 1989.

    Source bibliographique - histoire régionale : Le crapaud de nuit  Editions du Cherche-Livre par Jean-Jacques Loisel

    Source Bibliographique de l'histoire du moulin de Fillé  : Moulins de la Sarthe n° 30/15

    Source bibliographique déclaration Chanoine Le Paige : Dictionnaire Topographique, Historique et Généalogique et bibliographique de la province du Maine MDCCLXXVII tome I page 335.

    Mini-dossier n° 35-36, 1793, les Vendéens dans la Sarthe

    Source bibliographique des Martyrs, tome XI - la Révolution 1791-1794 - publiée par le R.P. Dom Leclercq.

    sources ventes du mobilier d'église : BNF.fr (Bibliothèque Nationale de France.

    Concernant le registre des actes de mariage des années de la révolution extrait des archives départementales de la Sarthe, actes paroissiaux et d'état civil FILLE-GUECELARD Mariages Décès AN II - 1822 et naissances 1823 - 1852.

     

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