• Un canal de dérivation de 5 kms reliant l\\\'écluse de Roezé est percé. Les travaux débutent en 1848 et s\\\'achèvent début 1860. La maison d\\\'habitation des meuniers se trouve amputée d\\\'une partie des bâtiments. Ce canal permet à la navigation d\\\'éviter les chutes des barrages de Fillé et de la Beunèche.
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  • Paragraphe précédent : plan google où l'on voit bien au centre le tracé rectiligne de la deuxième portion de la route des vignes.
     
    PERCEMENT DE LA ROUTE DES VIGNES

     

    Le chemin des Vignes ( c'est-à-dire la première portion, appelée plus communément route des Vignes) a tiré son nom du fait que, jadis, les Tanneries de la Suze offraient à leurs salariés méritants une toute petite parcelle de terre délimitée par des "passages" dits de brouette afin que les heureux bénéficiaires puissent y planter de la vigne pour leur consommation personnelle. Sur un cadastre d'époque, on voit très bien ces multiples parcelles mais on doute de la qualité du vin tiré de ces petits vignobles...


    Le tracé de la deuxième portion du chemin dit "des Vignes" a été adopté par la commune en 1879 : il passe à travers des bois de sapins.

     

    (photo collection personnelle)


     Le Maire dépose un second dossier suite à une autre pétition concernant le tracé du futur chemin dit "des Vignes".

    A l'origine, les habitants du secteur des Oliveries et de Saint Julien pour venir dans le bourg de FILLÉ devaient emprunter un parcours assez "éprouvant" ce qu'on appellerait aujourd'hui un chemin de "grande randonnée".  Celui-ci partait du chemin d'intérêt commun n° 8 du Mans à la Suze par FILLÉ pour se terminer chemin vicinal n° 4 de FILLÉ à Voivres en passant par les Bouillons, les Oliveries, Saint-Julien, la Pelousette et la Croix Bobet.

    Suite à maintes pétitions des habitants concernés,  après en avoir délibéré et après âpres discussions, le Conseil adopte à titre de sacrifice communal un emprunt à la Caisse des Chemins Vicinaux et accepte, provisoirement, à titre de sacrifice particulier la souscription d'une somme donnée par cent douze personnes.

    Par la suite, le conseil demande une nouvelle étude du chemin des Vignes en quittant l'ancien chemin à la Pelousette pour passer par les bois de sapins et pour aboutir au Clos Colin vers le n° 4.

    Il faut savoir, en effet, que deux cents personnes traversent régulièrement ces bois de sapins venant du secteur des Oliveries, Saint-Julien, La Pelousette pour se rendre au bourg de FILLÉ et autant dire que pour les habitants des Oliveries, Saint-Julien, etc... passer par la Croix Bobet pour rejoindre la route de Voivres et tomber sur l'actuelle route de la Libération pour enfin arriver au bourg, c'est un sacré "parcours du combattant". Ainsi, donc, beaucoup empruntaient les "chemins de traverse" par les bois du Gros Chesnay avec les risques que cela comportait à l'époque... (chemins boueux, etc..).

     

     

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    plan de Fillé-Guécelard avant le percement de la 2ème portion de la route des vignes. On voit que l'ancienne route des vignes qui s'appelait plus exactement "chemin des vignes", et qui passe entre la section D et la section C, rejoint les Gruttières puis reprend la route surlignée en noir qui passe à la Croix Bobet pour retrouver la route de Voivres : un vrai parcours du combattant, Une seconde portion au milieu de la forêt était absolument nécéssaire.

     

     

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    Monsieur CARTERET Charles décède en cours de mandat le 21 Janvier 1878.

    Le dernier loup a été tué dans la Sarthe en 1880. Il existait des loups à Fillé car une mare porte le nom de 'La mare aux loups" ; on y accède par un petit chemin situé au début de la route des vignes avant le bois du Gros Chesnay. Bernard Locca a peint la mare aux loups pendant son séjour durant l'été 1952.

    D'autres noms de lieux-dits ou de villages dans la région rappellent la présence de loups (Louplande qui signifierait la Lande des loups)... etc.

     

    Ci-dessous, Tableau de Bernard Locca, peintre d'un certain renom, natif de Saint-Brieuc, qu'il a peint de la mare aux loups à Fillé en août 1952.

     

    JARDIN 469

     

     

    JARDIN 472


    sources manuscrites sur la scission de Fillé et Guécelard : archives de la Mairie de Fillé et bnf.fr en ligne.
    sources manuscrites sur la réunification de Fillé et Guécélard : récit historique et chronologie remis par des historiens de Guécélard à Monsieur le Maire de FILLE en 1996
    sources manuscrites sur le tracé de la route des Vignes : archives de la Mairie de FILLE et récits de la mémoire des anciens de Fillé.

     

    LIENS :

     

    LE ROBOT DE LISA BUZZ

     

    a href=http://blog.lisabuzz.com>Lisabuzz.com parle de UNION DE FILLE-GUECELARD : Pincez-moi ! Est-ce un rêve ? Un songe ? Une hallucination ? Choisnet christiane a réussi a réunir en un seul blog (UNION DE FILLE-GUECELARD) tous les ingrédients nécessaires au plaisir de l internaute. Où donc Choisnet christiane et son esprit brillant ont-ils dégotté la formule magique du web ? Hélàs, je l ignore. Mais une chose est sûre : je retournerai souvent sur UNION DE FILLE-GUECELARD, du bonheur en pixels. signé http://blog.lisabuzz.com


    Litérature                 

     

     

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    moulin de la Beunêche du XVI° siècle.
     
     



    IL FAUT PRÉCISER QU'A FILLÉ, IL EXISTAIT DEUX MOULINS : LE MOULIN DU BOURG (devenu récemment moulin de Cyprien) et le MOULIN DE LA BEUNÊCHE - BIEN QUE CE DERNIER SOIT PLUTÔT SITUÉ SUR LA COMMUNE VOISINE DE ROËZE - (à la limite exactement des deux communes FILLÉ et ROËZE).   TOUS LES DEUX ONT ÉTÉ CONSTRUITS AU 16° SIÈCLE. MAIS, SI LE MOULIN DU BOURG A ÉTÉ RÉCEMMENT RÉNOVÉ pour devenir LE MOULIN DE CYPRIEN, celui de la BEUNÊCHE, hélas, est en très mauvais état.
      Il existait également auprès du moulin de la Beunêche un barrage-chaussée ainsi qu'un passage par bac avec accès par Mondan pour ceux qui se rendaient sur le territoire de la commune de Guécelard.    

    Les premiers moulins à eau se multiplient à l'époque carolingienne, précédant les moulins à vent dont l'usage ne se généralise qu'à partir du XII°siècle.

    L'installation d'un moulin, surtout à eau, nécessite un investissement important que seule l'aristocratie est seule à supporter. C'est donc le seigneur qui édifie le bâtiment et qui en garde le monopole. En vertu du droit de ban, il oblige le paysan à l'utiliser et à lui donner en paiement une part du grain.

    L'étendue du ressort de chaque moulin, la banlieue, est fixée à la distance qu'un âne chargé peut parcourir en une demi-journée.

    Le prélèvement, appelé émollument, effectué par le meunier sur le blé à moudre ou sur la farine, correspond en général à 1/24 de la farine de la mesure moulue. Un droit de mouture ou de moultage, peut être perçu par les ministériaux du seigneur mais bien souvent, les fermiers-meuniers conservent pour eux l'ensemble ou partie de la redevance versée.

    Les pages des registres d'état-civil de la commune de Fillé sont émaillées de noms de meuniers (voir GENEANET) Nous avons relevé les noms des familles de meuniers qui ont résidé au moulin du bourg. Cependant, les archives révèlent la présence de deux autres grandes familles de meuniers demeurant à l'époque sur la commune, les GARREAU et les BONHOMMET.

    Le 25 Avril 1756, Guillaume HOUDAYER quitte l'exploitation du moulin banal de Fillé. Le
    notaire de ROËZE, René BELLANGER, le qualifie de "meusnier fermier des grands moulins de fillé".(1)

    Cette grande famille
    de meuniers se partagent les moulins de la seigneurie et ceux des seigneuries voisines. Ainsi, à la même période, le moulin de la Beunêche est occupé par Pierre HOUDAYER (2).

    Guillaume est remplacé au moulin par Jean BROSSIER meunier et "fermier moderne".
    Le 25 Avril 1762, Julien DUVEAU le remplace et loue à Louis François DANIEL DE BEAUVAIS lequel est le nouvel acquéreur du Gros Chesnay.

    Le 1er Novembre 1767, Louis BIGOT succède au couple DUVEAU(3). Il s'engageait auprès de DANIEL DE BEAUVAIS, après s'être marié et apporte la preuve de son mariage, à remplacer Julien DUVEAU et à prendre en charge les travaux inhérents au moulin. Louis BIGOT prit l'engagement de fonder une famille et au terme de son bail, il quitte le moulin avec sa petite famille.

    Le 25 Avril 1776, un nouveau meunier Michel MENON (4) s'installe et décède le 11 Février de l'année suivante. Le recensement général des revenus des contribuables de tous les domaines de la paroisse de Fillé précise la nature du bien que DANIEL DE BEAUVAIS loue à la veuve Menon :

    "La maison des grands moulins dudit Fillé, plusieurs autres bâtiments en dépendant, dont l'un desquels sont les deux roues, trois moulages et autres ustensilles d'iceux, cour, jardins, terres labourables (...) contenant en tout onze journaux et demy et sis hommées de pré tant en bon fond qu'en fond médiocre"(5).

    La veuve d
    e Michel Menon, Anne Lejards, garde en location le moulin mais en confie le rendement à un garçon meunier, Gilles BROSSIER. Quand à elle, elle se charge de la gestion de la ferme.

    Le 28 Octobre 1781, Gilles épouse Anne LOISON, fille d'un tisserand de GUÉCELARD et lui procure un statut de meunier à part entière puisqu'elle lui permet d'acquérir l'exploitation du moulin du Ronneau occupé auparavant par ses parents et sis sur la commune de Fillé.
       


    Débardage de bois avec un cheval de trait près du moulin de Fillé

    Le 13 Mars 1783, René PORTIER est le nouveau meunier de Fillé.

    Si la majorité des meuniers de Fillé savent lire et écrire et parmi eux, Julien DUVEAU, Louis BIGOT, les MENON, Gilles BROSSIER par contre René PORTIER fait exception. En revanche sa femme signe régulièrement les registres.

    De tous les meuniers du XVIII° siècle, René PORTIER restera le plus longtemps au moulin du bourg. Rapidement, lui-même et sa femme prennent place dans la vie sociale filléenne. Françoise  donne naissance à une petite-fille, en 1784, qui a pour parrain le boulanger, Jacques TANCHOT. L'enfant succombe cinq mois plus tard et est enterrée au cimetière de Fillé, le 15 Avril 1785.

    René PORTIER est témoin au mariage de Joseph RENOUL, garçon meunier avec Marie HÉRISSON, veuve d'un vigneron. Le curé ACHARD précise dans l'acte de mariage que René, la première personne mentionnée avant les familles elles-mêmes, est l'ami du marié.

    Les liens entre gens de la profession sont extrêmement serrés, il y a autant d'honneur et d'intérêt pour le journalier travaillant au moulin à avoir le meunier pour parrain de son fils, autant pour le meunier à avoir le boulanger pour parrain de son fils.

    Acteur essentiel de la vie économique locale et protagoniste de la sociabilité villageoise, le meunier René PORTIER termine ce XVIII° siècle à la direction du moulin de Fillé. Les garçons meuniers et les journaliers se succèdent sous ses ordres et leur vie familiale ainsi que les grands moments de leur existence sont marqués par la présence de ce personnage public et celle de son aimable épouse.

    N.B. Le Meunier, entre le Moyen-Age et la révolution devient un personnage important, aisé et jalousé. Il a droit au titre de Mâitre car bien qu'issu du peuple, il côtoie le seigneur et les notables.

    Certains, s'élevant dans l'échelle sociale ont fonder de véritables dynasties. Des vignerons-meuniers en Anjou, notamment. Le duc de Brissac pense avoir pour ancêtre un meunier surnommé "Brise-sac", allusion à son habitude de briser les sacs de blé pour y prélever une part illicite du grain...

    René est encore là à l'aube de l'empire. Agé de 67 ans, il marie la seconde fille de son premier mariage à un tailleur de pierre filléen, âgé de 44 ans, Mathieu GAULTIER. Au mariage assiste l'un des amis du marié, agé de 28 ans et demeurant à Fillé, il s'appelle : René PORTIER, sa profession : meunier...  

    Au XVIII° siècle, le moulin est pourvu de deux roues, entraînant chacune une paire de meules à broyer, l'une le seigle, l'autre le froment.




     
    Le 24 Juin 1816, le moulin est baillé au profit du meunier Benoit JULIEN pour 1432 Francs.

    On l'a vu au précédent paragraphe que le moulin de Fillé avait été déclaré bien national à la révolution mais racheté le 26 Mars 1799 par Adélaide Victoire DANIEL DE BEAUVAIS, la fille de François DANIEL DE BEAUVAIS alors en fuite.

    En 1813, il est effectué une réparation au pertuis (porte marinière) près du moulin ;
         


    Lors de la rénovation du moulin en 2007, le blason a été conservé.


    Le 19 Décembre 1852, à la mort d'Adélaide, le moulin est racheté par René LIVACHE qui s'y installe avec son épouse.

    En 1852, le moulin est définitivement séparé du Gros Chesnay et devient propriété du meunier René LIVACHE tandis que les préparatifs des travaux du canal reliant FILLÉ à ROËZE s'activent car entre-temps, le meunier et les mariniers ne font pas bon ménage... En effet, des conflits ont toujours éclaté entre les mariniers et les meuniers, les premiers étant accusés de faire "perdre de l'eau" aux seconds lorsque l'ouverture de la porte marinière vidait le bief.

    En 1860, le moulin se voit adjoindre un moulin à trèfles.

    En 1846 et 1866, des inondations firent d'importants dégâts matériels.    

    En 1900, le moulin est racheté par Cyprien COSNIER, son fils GEORGES  lui succèdera et ensuite son petit-fils Raoul qui deviendra le dernier meunier. C'est en hommage à Cyprien Cosnier que 100 ans plus tard, à la demande de son petit-fils Raoul, on donnera le nom de moulin "CYPRIEN" au moulin de Fillé.   

     



    Le moulin laissé à l'abandon pendant près de vingt ans après le départ de Raoul sera, quatre cent trente années après sa construction, loué par la commune grâce à la persévérance de son maire G. CHOISNET puis propriété "intercommunale" dans les années 2000 car définitivement racheté par la CDC où il prendra le nom de "MOULIN DE CYPRIEN" du nom du grand-père du dernier meunier.


     


    Historique des Moulins de la Sarthe

    D'après une plaquette éditée par le Conseil Général de la Sarthe à l'occasion des QUATRE JOURS DU MANS en septembre 2002

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    (Suite)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    (Suite)



     

    moulin de FILLE (peinture de CHRISTIANE CHOISNET) d'après photo

     



    EXTRAITS D'UNE PLAQUETTE EDITEE PAR LE CONSEIL GENERAL DE LA SARTHE A L'OCCASION DES "4 JOURS DU MANS" en SEPTEMBRE 2002.



     

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    Afin d'améliorer la navigation, l'Etat acquiert à partir de 1841 et jusqu'en 1857 des terres entre Fillé et Roëzé pour plus de 40000 F. Ces achats coupent des terres du moulin.
     
    En 1841, on découvre près de la Beunêche douze sarcophages en pierre dont l'un était celui d'un enfant.

     
    Le 14 Décembre 1846 eu lieu la décision administrative de la construction du canal de FILLÉ dont la fin des travaux se situe fin 1859, début 1860. En 1848 débutent les travaux et le cours de la Sarthe s'est donc trouvé profondément modifié dans notre secteur avec l'ouverture du canal long de 5 kilomètres reliant FILLÉ à l'écluse de Roëzé.
     
     

    Extraits des Données chronologiques sur l'histoire de Fillé sur sarthe remises par Pierre Gouet au Maire de Fillé (Pierre Gouet 2005/2006).

     

    L'entrée du canal se présente devant le moulin du XVI° - devenu aujourd'hui MOULIN DE CYPRIEN - et les bâtiments de la ferme ont été sérieusement amputés d'une partie des pièces d'habitation pour creuser ce fameux canal. On distinguait très bien avant sa rénovation l'endroit même où les pièces d'habitation avaient été sectionnées. Le canal de dérivation permet donc de supprimer les chutes de Fillé et de la Beunêche.

    Quelques 100 mètres plus loin, un pont de pierre enjambe le canal pour permettre l'accès aux îles et au château de la Beunêche situés à la limite de la commune voisine de Roëzé.

    Avant guerre, le canal a amélioré la traction des péniches tirées par des chevaux.

    Désormais, le sentier de halage n'est plus qu'un sentier pédestre très apprécié de promeneurs et sportifs. Suivant les saisons et les heures du jour, la lumière filtre à travers le feuillage et le cheminement du halage nous fait découvrir une nature si belle aux portes de la ville.

     





    Illustration empruntée à l'ouvrage : Les empereurs romains
     
     
    En 1848, débutent les travaux du canal et l'on découvre en creusant près de la Sarthe une médaille romaine en bronze d'un empereur romain Lucius Aurelius Verus (130/169). 
     
    Dans le bulletin de la Société d'Agriculture, des Sciences et des Arts (1848/1849) de la Sarthe (huitième tome), au chapitre des MÉDAILLES ROMAINES DÉCOUVERTES A DIFFÉRENTES ÉPOQUES DANS NOTRE DÉPARTEMENT, Monsieur DESJOBERT, membre de cette Société nous précise qu'il s'agit en fait d'une médaille romaine de LUCIUS, VERUS, l'Auguste, l'Armeniaque, le Parthique, le Grand....
    Il nous précise également que la tête de LUCIUS VERUS est laurée et que le revers de cette médaille nous transmet le souvenir de la conquête du pays des PARTHES par LUCIUS VERUS sous la figure d'une femme assise à terre, attachée à un trophée avec comme légende : TR, POT, V. IMP, III Cos II.
    Il note aussi que cette médaille est de bonne conservation et qu'elle appartient à Monsieur DE VAUGUYON, propriétaire à FILLÉ-GUÉCELARD où elle a été trouvée.
     
     
     
     
     Etait-ce cette découverte qui allait alimenter jusqu'à nos jours la fameuse rumeur selon laquelle un  "trésor" existait dans le sol de la plaine longeant la Sarthe auprès du site du moulin ? En tous les cas c'est ce qui expliquait la réticence du dernier propriétaire à le vendre à la commune... Mais lors de l'aménagement de ce terrain devenu au début du nouveau millénaire - en 2007 - la plaine de Loisirs actuelle - point de découverte, point de médaille donc point de trésor !

     photo : NUMISMATIQUE EPOQUE ROMAINE
    médaille romaine de l'empereur LUCIUS VERUS
     
     

    Le 26 Juillet 1875, eut lieu le sauvetage du sieur Chalubert, cantonnier des Ponts et Chaussées, tombé dans le canal et le 3 Février 1877, à la suite d'un incident, le gendarme Chenet disparaît dans la Sarthe.

    Le 8 Mai 1881, le Maire donne lecture d'une pétition adressée au Conseil Municipal par les habitants des Isles se plaignant des inondations successives et de l'inertie de la Municipalité à y remédier.

    Ces deux paragraphes sont extraits des Données chronologiques remises par Monsieur Pierre Gouet au Maire de Fillé (Pierre Gouet 2005/2006).

     

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    LES CHAUSSEES DES MOULINS
     
    Des travaux ont été entrepris par la Société Royale des Arts et du Mans pour rendre la Sarthe navigable du Mans jusqu'à son embouchure ; ci-dessous, copie de la premier page de l'ouvrage récapitulant les travaux sur les chaussées des moulins de la Sarthe :    
    travaux sarthe. n°4PNG
     
    extrait d'un ouvrage de A.P. LEDRU écrit en 1820
    sources : BNF.Fr Gallica ci-dessus et ci-dessous :
    (extraits ci-dessus des pages 55 et 56)
     
    "Nous avons déjà dit que la Sarthe était navigable de Malicorne jusqu'à son embouchure : voici les difficultés que présente, et les travaux que réclament cette navigation du Mans à Malicorne, la longueur totale de cette dernière distance est de 47,515 mètres et la pente de 14 mètres 77 centimètres, ce qui fait, à peu près, 27 lignes par 100 toises.   La pente est assez uniforme sur toute la longueur et elle ne souffre d'altération que par les atterrissements qui se sont formés en plusieurs endroits ; mais pour peu que l'art seconde la nature, on aura bientôt surmonté ces difficultés et, quoique les bateaux, qui remontent à Malicorne, tirent jusqu'à un mètre, 62 centimètres d'eau, on peut assurer qu'il sera facile de leur donner toute celle dont ils ont besoin pour aller jusqu'au Mans. Il suffirait de déblayer les principaux attérissements, de refaire quelques nouvelles chaussées (*) qui ont anciennement existé, enfin, de réparer, celles qui ont besoin.   Ces exhaussemens (sic) se feraient sans inconvénient attendu que les rives sont constamment de 90 à 192 centimètres au-dessus du niveau ordinaire de la rivière ; ce qui donnerait la facilité de retenir des eaux suffisantes pour la dépense journalière des bateaux, sans nuire aux terres riveraines, comme cela arrive fréquemment dans les autres rivières navigables"
     
    (*) chaussée : ouvrage maçonné submersible en travers d'une rivière avec une partie supérieure appelée déversoir. Cet ouvrage permet d'amener l'eau vers le moulin.
      En marge des explications ci-dessus, le narrateur a annoté les données suivantes :   "La Sarthe, il y a plusieurs siècles (sic) était navigable jusqu'au Mans ; outre les chaussées des moulins actuellement existantes, on en comptait d'autres construites avec art, pour élever suffisamment le niveau de l'eau et permettre aux bateaux le passage dans les gués, formés au-dessus de chaque moulin, par la chute de l'eau qui creuse à cet endroit le lit de la rivière, et dépose à cent ou deux cents toises plus loin, les terres et le sable qu'elle a entraînés. Pour obvier à cet inconvénient, on avait construit au-dessus de chaque gué, des écluses qui furent abandonnées vers la fin de l'an 1500. On trouve encore dans divers endroits les fondemens (sic) de ces chaussées, au nombre de quinze :   Je n'ai pu découvrir en quel temps elles ont été établies, mais un vieux titre m'apprend qu'elles étaient placées :  
    1. aux îles de la Couleuvre, vis-à-vis de Sanistas ;
    2. vis-à-vis les prés de Bouches-de-l'Huisne ;
    3. aux îles de Saint-Georges-du-Plain, au-dessous du Gué du Large ;
    4. aux îles d'Arnage où les religieux de la Couture avaient alors un moulin à blé ;
    5. encore dans les basses eaux, les pieux de la chaussée, qui prit, ainsi que le pré aboutissant, le nom de l'Entrepreneur ;
    6. Au-dessous du moulin de Fillé, dans un endroit nommé les Petites Iles ;
    7. A l'endroit de la Grande courbe, au-dessous du moulin de la Beunêche ;
    8. A la ferme de Jouanet, entre les moulins de la Beunêche et Roezé....
    9. ...."
    Un autre ouvrage de la Bibliothèque Nationale de France concerne l'annuaire de 1857 publié par le Comité du Cercle des conducteurs des Ponts-et-Chaussées et des Gardes-mines et l'on voit à la page 158 que sur la Sarthe et la Mayenne, Monsieur Pozzo di Borgo y était navigateur basé à Fillé-Guécelard.    
    Pozzo di Borgo Conducteur des Ponts-et-Chaussées sur la Mayenne et la Sarthe
       extrait page 158 du Comité du Cercle des conducteurs des Ponts-et-Chaussée - annuaire de 1858  sources : BNF.Fr Gallica
     

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    GENS DE RIVIERE
     
    Sur la Sarthe comme sur la Loire et tous ses affluents, le trafic fluvial était important et exigeait beaucoup de main-d'oeuvre. Tous ces mariniers étaient souvent des "personnages" parlant fort  à la faconde facile et joyeuse. Leur métier était dur aussi ils étaient dur à l'ouvrage.   (j'ai lu beaucoup d'ouvrages sur les Mariniers de Loire car parmi les ancêtres de G. CHOISNET, on compte de nombreux mariniers de Loire basés à St-Jean-de-la-Croix près des Ponts-de-Cé Maine-et-Loire).     Bref, en 1998, soit cent cinquante ans après le percement du canal, on décide de faire revivre LA ROUTE DU CIDRE....
    Le Long de la sarthe et du canal existe un chemin de halage comme le long de toutes les rivières de France, le halage était un mode de traction terrestre des péniches et nécessitant pour cea un chemin dégagé longeant les voies d'eau, nommé "chemin de halage".
     

    Bien qu’ils n’en aient plus la fonction, les anciens chemins de halage sont toujours désignés comme tels. Le chemin de halage le long de  la Mayenne est de 85 kms et l'un des plus longs de France.

    La législation est toujours en vigueur qui stipule qu'afin de garantir l'intégrité des chemins de halage, dans l'intérêt des mariniers, les propriétés riveraines du domaine public fluvial sont grevées d'une servitude de halage (espace de 7,80 mètres en bordure du cours d'eau). La circulation des automobiles sur les chemins de halage est de ce fait en principe interdite et passible d'une contravention de grande voirie. Malgré le développement de la motorisation des bateaux, la servitude subsiste, mais pour l'agrément des promeneurs.

     

     

     

     

     


    Une manifestation qui s'est déroulé du 4 au 12 Avril 1998 a rendu hommage à une tradition de transport de marchandises par fleuves et rivières, en l'occurrence : le transport du cidre par futreaux sur la Sarthe.

     
    Mariniers d'eau douce à vos amarres ! Sur la Sarthe, la Mayenne et l'Oudon, la première "Route du Cidre" a ouvert en fanfare la saison touristique et fluviale 1998.
    le samedi 4 Avril 1998, deux flottilles amarrées l'une au port du Mans, l'autre au port de Laval ont quitté simultanément ces deux ports pour converger vers ANGERS : une semaine de dégustations, de découvertes, le long du plus grand domaine de rivières navigables de France.
     
    En association tourisme fluvial et cidre fermier, les organisateurs du Syndicat Intercommunal du Bassin de la Maine ont choisi la convivialité pour valoriser le patrimoine régional. Partis du Mans et de Laval, cinq anciens bateaux de Loire et une péniche ont animé ces croisières afin de faire la promotion des loueurs de bateaux ainsi que celle des communes traversées. Ce fut aussi une manière de renouer avec le glorieux passé de la marine fluviale et de faire partager cette ambiance festive au fil des étapes.

     

    Dans le sillage des mariniers, François Ayrault fut le capitaine de la "Route du Cidre" en naviguant sur le "Fleur de Pontille", une gabarre en chêne de 15m construite sur un modèle du XVIII° siècle. Rabelaisien dans le corps et dans l'âme, ce maquettiste de talent et insatiable collectionneur voulait faire revivre la navigation traditionnelle. Il aime faire partager, au gré des escales, son étonnante culture fluviale et maritime. Comme la Loire, l'Oudon ou la Mayenne, la Sarthe a vécu les heures prospères des gabares, des trains de halage, des chalands et des vapeurs. A Cheffes sur Sarthe comme à Châteauneuf sur Sarthe, à la Maison de la Rivière, on remonte le courant, deux siècles en arrière pour faire revivre aux passionnés l'univers des mariniers : entre les manœuvres des portes marinières, les conflits avec les meuniers et la bataille perdue contre le ballast !

    On a oublié aujourd'hui que l'ardoise, le fer, le chanvre, les céréales ou le cidre ont transité par les écluses, les symboles de la modernité du Second Empire. Vers 1890, jusqu'à 75000 tonnes de marchandises étaient convoyées sur la Sarthe ! 
    Ci-contre extrait d'une plaquette éditée par le Conseil Général de la Sarthe à l'occasion des QUATRE JOURS DU MANS



     une gabarre dans le port du Thoureil (49) peinture de Christiane CHOISNET

     

     


    Un canal de dérivation a été percé pour éviter deux barrages sur la Sarthe dont l'un à FILLE et permettre ainsi la navigation

     
     
       



    Ci-contre, extrait d'une plaquette éditée par le Conseil Général de la Sarthe "LA SARTHE AU FIL DE L'EAU" à l'occasion d'une exposition au "4 JOURS DU MANS" en septembre 2002.



    Un batelier passionné a fait découvrir à quelques filléens l'histoire de la marine fluviale sur la Loire au matin du 6 avril 1998 le temps d'une courte étape jusqu'à Roezé.





    Les mariniers devaient amarrer leur bateau en amont, retirer les pièces de bois (aiguilles et appareil) et faire pivoter sur le côté le barreau sur lequel l'ensemble s'appuyait. Dans le courant de la chute ainsi libérée, l'équipage actionnant l'énorme treuil horizontal du bateau, le "guindas" enroulait le "jau", longue amarre fixée sur la rive au pieu de liage. On remontait ainsi à force de muscles le chaland et les trente ou 40 tonnes de son chargement. 

    Extrait de l'histoire des Mariniers d'eau douce recueilli sur le très bel ouvrage de Michèle Colin-Veillon de l'Edition Cheminements : Le Peintre et le Marinier.



    Source concernant la découverte d'une médaille romaine lors du creusement du canal de Fillé :
    extraits des recherches effectuées par Monsieur Pierre GOUET sur l'historique de Fillé
    bulletin de la Société d'Agriculture, des Sciences et des Arts de la Sarthe de 1848/1849 (huitième tome) chapitre des MÉDAILLES ROMAINES DÉCOUVERTES A DIFFÉRENTES ÉPOQUES DANS LE DÉPARTEMENT - imprimerie Monneyer, place des Jacobins, LE MANS.
     
    Source concernant la route du cidre : archives Mairie de FILLÉ.
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