•  

    En 1804, Napoléon Bonaparte se fait sacrer empereur des français sous le nom de Napoléon 1er.

    Trois filléens (cette liste n'est pas exhaustive) ont fait partie des soldats du 1er Empire dont l'un est mort pendant la campagne de Russie le 7 Septembre 1812 à l'âge de 29 ans. Il s'agit de Jacques ALLINE, fils de Joseph et de Scholastique ALLINE, bordagers à Fillé. Jacques était l'aîné des enfants, il était né à Fillé le 22 Mars 1783 et il était voltigeur du 15° régiment d'infanterie légère.

    (source Généanet acte de décès du 30 Décembre 1815 de Fillé-Guécelard)

    Le second s'appelait André ALLINE, fils de René et d'Anne ALLINE, il était né à Fillé le 4 Juillet 1791. Il était fusilier au 108° Régiment de ligne, troisième bataillon et 3° compagnie et il est décédé à l'hôpital d'Hambourg le 5 Janvier 1814 à l'âge de 23 ans.

    (Source archives départementales en ligne - acte de décès de la Mairie de Fillé-Guécelard du 30 Décembre 1815 vu l'extrait de décès du registre de l'hôpital de Hambourg).

    Le troisième s'appelait Julien PICOULEAU, fils de René et d'Anne PICOULEAU. Il était né à Fillé le 14 Juin 1790 et il était voltigeur du 8° régiment de voltigeurs de la Garde. Entré à l'hôpital de Reims le 5 Mars 1814, il y est décédé le 30 par suite de fièvre (x).

    (source Généanet acte de décès du 13 Septembre 1814 de Chemiré-le-Gaudin)

    (x) Contrairement à toutes idées reçues, la première cause de mortalité dans les armées impériales n'était pas la mort sur les champs de bataille mais bien la fièvre car les soldats dormaient à même le sol enroulés dans leur manteau qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente.

     

    Ces morts des guerres napoléoniennes sont des morts glorieux tout comme ceux qui sont tombés en 70, en 14/18, 39/45 ... dans des guerres absurdes.


    Plan cadastral napoléonien datant de 1810 de la commune de FILLÉ-GUÉCÉLARD




    Début 1815, le Maire est Monsieur Héron en remplacement du citoyen Tanchot décédé et la commune de Fillé-Guécelard compte 907 habitants se décomposant comme suit :

    1.    HOMMES :                                 184
    2.    FEMMES  :                                  204  
    3.    GARCONS DE + DE 12 ANS :  117
    4.    FILLES DE + DE 12 ANS       :   109
    5.    GARCONS DE - DE 12 ANS :    160
    6.   FILLES DE - DE 12 ANS :           132

    SOIT UN TOTAL DE 906 AUQUEL IL EST AJOUTE UNE PERSONNE "DEFENSEUR DE LA PATRIE" CE QUI DONNE 907 HAB.

    Au recensement de 1810, on dénombre parmi la population active

    1. : un marchand (M. Urbain Bayse)
    2. : un prêtre desservant (M. Marin Gervais Gasselin) et un prêtre demissionnaire (M. Jacques Achard)
    3. : un boulanger (M. François Tanchot) il sera remplacé début 1815 par M. Pierre Héron)
    4. : sept tisserands (MM. Bouhours, Bertry, Chappelle, Jouin, Lemarchand, Ragot, Raguideau )
    5. : un régisseur-percepteur (M. Guillaume Duhoux)
    6. : 8 fermiers et une fermière
    7. : 12 vignerons (MM. Grandin, Guimier, Niepceron, Gaupuceau, Houdayer, Papin, Bouchet ...)
    8. : un tonnelier (M. Papin François) et un menuisier (M. René Niepceron)
    9. : 2 maréchaux (MM. Louis Denet et Jean Langellier)
    10. : 3 charrons (MM. Jean Carré, André Mautouchet et Jean Compain)
    11. : deux sabotiers (MM. Julien Donnet et Louis Bouhours)
    12. : trois aubergistes (MM. Moise Bouchet, René Quentin et André Raguideau) 
    13. : un maître de poste ( M. Jean Brador) et un auxiliaire de poste
    14. : un brigadier (M. Julien Robin et trois gendarmes ( MM. Bodereau Etienne, Jean Hubert et Pierre-Sébastien Yvon)    (relais de poste de gendarmes à cheval de Guécelard)
    15. : deux voituriers (MM. Charles Poirier et Georges Jamin Fils)
    16. : deux postillons (MM.Joseph Dabouineau et Pierre Despres)
    17. : deux pontonniers (employés au bac) (MM René Vigneron et Georges Jamin Père)
    18. : deux meuniers (MM. Pierre Boucher et René Portier)
    19. : un garde du château
    20. : un pêcheur (M. Pierre Vigneron)
    21. : un giboyeur (M. Blot Michel)
    22. : trois cabaretiers dont celui de la Veuve Anne B. médiocrement tenu (MM. Pierre Blin et Georges Jamin)
    23. : deux maçons (MM. Mathurin Gautier et Jean Pageot)
    24. : trois tailleurs de pierre (MM. Jean Jamin, François Cottereau et Pierre Gautier)
    25. : un potier (M. Jean Jousse)
    26. : deux charpentiers (MM. François Gaupuceau et René Gaignon)
    27. : deux lingères (Mme Donné Jeanne et Charlotte Perrière)
    28. : 8 cultivateurs
    29. : 36 bordagers
    30. : 12 laboureurs
    31. : 96 journaliers
    32. : 24 fileuses (Veuves Porcher, Tansorier, Routler, Mme Julienne Gypteau, Anne Allain, Renée Blin, Bouchet,...etc)
    33. : un tailleur (M. Jean Lenoir)
    34. : une tailleuse (Mme Michelle Tetu
    35. : un garde-champêtre (M. Jacques Pottier)
    36.  : un cantonnier (M. Pierre Beucher)
    37. : deux scieurs de long (MM. René et Jacques Thuault).

    Dans ce chiffre de 907 habitants, on dénombre - hélas - 63 indigents dont certains sont des indigents infirmes. Ce chiffre énorme démontre bien que la pauvreté était très répandue dans nos campagnes sous l'Ancien Régime, comme dans les villes d'ailleurs.

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    En 1820, la Société Royale des Arts du Mans publie l'analyse des travaux sur la Sarthe et donne l'appréciation des ouvrages réalisés à la sortie des portes de Fillé, de la Beunêche et de Roezé avec les réparations des chaussées auxdits moulins.

     

     

    appréciation des ouvrages

     

    Source Gallica.Bnf.fr Bibliothèque Nationale de France

    Ces deux  vues sont la propriété de BNF,Fr Bibliothèque Nationale de France, Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet ainsi que Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog Merci,

     

    La duchesse d'Angoulême passe par Fillé-Guécélard pour descendre à Bordeaux où des festivités sont programmées mais Napoléon fera "capoter" son voyage puisqu'il en reprend pour cent jours de pouvoir mais, à nouveau, elle repasse à Fillé en Août 1823. La fille de Louis XVI, seule survivante de la révolution reçoit un hommage appuyé : des arcs de triomphe, des flonflons et des discours sont prononcés...

     

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    Ce paragraphe concernant la Duchesse d'Angoulême est extrait des Données chronologiques sur l'histoire de Fillé sur sarthe remises par Pierre Gouet au Maire de Fillé (Pierre Gouet 2005/2006).

    illustration sur livre d'histoire de la classe de 4° des Cours Complémentaires

    septembre 1959
    de E. Personne et P. Ménard des Editions Fernand Nathan.


    Portrait de Marie-Thérèse Charlotte, Duchesse d'Angoulême, "l'Orpheline du Temple" (1778-1851) peinte par Antoine-Jean Gros.

    A Paris, en juillet 1830, après une agitation parlementaire et sociale, des émeutes se transforment en une révolution républicaine , la population se soulève et se sera les 26/27/28 Juillet 1830 que l'on va appeler "les trois glorieuses". Celles-ci vont déboucher sur la Monarchie de "Juillet" car le roi Charles X étant en fuite, la branche des Bourbons succède à la Maison d'Orléans et Louis-Philippe 1er est proclamé non plus roi de France mais "roi des Français". Le drapeau tricolore, hautement symbolique est hissé sur le toit de l'Hôtel de Ville par les insurgés et cet emblème est adopté par le nouveau roi. Mais, rapidement, les activistes républicains seront déçus par les premiers pas de la nouvelle monarchie "bourgeoise" et de nouvelles émeutes vont secouer sporadiquement le pays, émeutes immortalisées dans le roman historique de Victor Hugo LES MISÉRABLES où Gavroche meurt sur les barricades.
     

     
     

     


     

    Fillé-Guécelard sous le premier et le second Empire

     

    Dans le journal des Lois, Décrets, Ordonnances, règlements et avis du Conseil d'Etat paru en 1835, il est fait mention que Madame Veuve de SAINT-VICTOR a fait un don aux pauvres de Fillé-Guécelard, en son nom et au nom de ses neveux.

     

    Fillé-Guécelard sous le premier et le second Empire

    Fillé-Guécelard sous le premier et le second Empire

     

    Le 3 Janvier 1836, Monsieur TROUVÉ François est désigné maire de FILLÉ-GUÉCÉLARD en remplacement de Monsieur RAGUIDEAU.  
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    Par arrêté du 28 Juin 1837, des Comices agricoles sont institués. Ils sont au nombre de douze répartis dans tous les cantons dont un pour le canton de Loué et de la Suze.  
     
    "Ces comices ont pour but d'établir des rapports fréquents entre les agriculteurs d'une même contrée ; de leur donner ainsi les moyens de conférer sur les meilleures méthodes de culture, pour les mettre ou les faire mettre ensuite en pratique et constater les résultats obtenus ; d'aider à l'introduction des procédés et des instruments aratoires perfectionnés, d'améliorer l'éducation des bestiaux ; enfin, de faire prospérer autant que possible, par des exemples, des préceptes et surtout par des encouragements qu'ils seront amenés à proposer, et même à décerner, dans certains cas, aux cultivateurs, aux valets de ferme, etc...".  
     
    Source : Bulletin de la Société d'agriculture, des sciences et des arts de la Sarthe1950 - BNF.fr Gallica
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    Le 18 Mars 1838, la grêle et l'ouragan ont sévi dans le sud du département et principalement dans le canton de la Suze et au Mans. Il y eu cinq nuages distincts mais un seul de ces nuages a frappé l'attention d'une manière toute particulière : c'est celui qui a causé tant de dégâts dans la ville du Mans.La grêle est tombée avec une intensité croissante depuis La Suze jusqu'au Mans, elle a principalement sévi dans les quartiers du Pré et de Saint-Vincent.   A cela s'est ajouté un vent d'une rare violence. L'intensité du vent a été au maximum à la Suze, c'est-à-dire au point de départ, et à Savigné l'Evêque où le nuage a bifurqué.   Le long du canal de Fillé à Roëzé, un wagon chargé d'un demi-mètre cube de pierres a été poussé par le vent sur une longueur de 900 mètres  ; il a parcouru 800 mètres en palier et s'est élevé ensuite sur une longueur de 100 mètres sur une rampe de 0,05 m. par mètre.
     

    extrait du Bulletin de la Société d'Agriculture, Sciences et Arts de la Sarthe - 1857 - BNF.fr Gallica.

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    En 1841, Madame de Saint-Victor, héritière du Gros Chesnay, fait donation de la maison du port (devenu par la suite bâtiment provisoire de l'église lors du bombardement de 1944 puis encore récemment cantine) à la Fabrique de la paroisse de Fillé. Elle décède en 1844 et le château ainsi que les terres du Gros Chesnay furent achetés par Joseph-Marie OUVRARD de LINIERES qui sera conseiller général de la Sarthe et Maire de FILLÉ GUÉCÉLARD.

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    En 1841, douze sarcophages ont été découverts près de la Beunèche.

    Source : Le Guide du voyageur au Mans et dans le Département de la Sarthe pour 1861 par F. Legeay - BNF.fr Gallica

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    Le 2 Février 1843, Monsieur RAGOT est nommé nouveau maire de la commune, ses adjoints sont Messieurs LIVACHE et FLEURY. L'automne suivant voit aborder la rémunération du garde champêtre.

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      ci-après, extrait du Guide Pittoresque du Voyageur en France datant de 1838 (extrait BNF Gallica livres et revues) précisant que Fillé et Guécelard est une jolie commune située à 3 lieues 1/4 du Mans et sur lequel se trouve le château de Buffe dont la Sarthe baigne les murailles et en vis-à-vis le château du Gros-Chesnay.   Source Gallica.Bnf.fr Bibliothèque Nationale de France     Le mur qui délimitait le cimetière est démoli et il est aménagé une place plantée de tilleuls.

    extrait des Données chronologiques remises par Monsieur Pierre Gouet au Maire de Fillé (Pierre Gouet 2005/2006).

     

     

    Madame de Saint-Victor, dernière occupante du château du Gros Chesnay décède en 1844. 

    Dans un extrait du JOURNAL DES DÉBATS POLITIQUES ET LITTÉRAIRES en date du 11 Juillet 1844, nous apprenons que "la Belle Terre" du Gros Chesnay est à vendre. En effet, Maitre RAGOT notaire au MANS publie une notification signalant la mise en vente du château avec ses terres avec7 métairies, 6 bordages et 2 moulins à eau ; le tout pour 920 000 Frs mais il est précisé tout de même que cette propriété conviendrait à un riche propriétaire ou des spéculateurs qui pourraient facilement la diviser (voir l'article joint uqi figurait à la page 4 dudit journal.

     

    Fillé-Guécelard sous le premier et le second Empire

    extrait du Journal des Débats Politiques et Littéraires du 11 Juillet 1844 - Source : BNF.Gallica

    Le château et la terre du Gros Chesnay furent finalement achetés peu après par Monsieur-Joseph-Marie OUVRARD DE LINIERE, chevalier de la Légion d'Honneur. Son père, Monsieur de LINIERES, maire de Saint-Saturnin en 1807, officier de la Chambre du Roi décède après 47 ans de service en 1824 et laisse deux fils. L'aîné, Joseph Marie Ouvrard de LINIERES, né en 1790 au MANS, élève de l'Ecole Impériale militaire de Fontainebleau, fit les campagnes de l'empire et devient officier de la Garde Royale, Chevalier de la Légion d'Honneur, décoré de l'ordre du Lys et médaillé de Sainte-Hélène. Il a épousé en 1818 à SAINTE-CROIX-LES-LE-MANS, Emilie Garnier du Bourgneuf. Ils possèdent donc la terre et le château du Gros Chesnay en 1844 et Joseph-Marie OUVRARD de LINIERES devient Maire de Fillé-Guécelard en 1850, puis conseiller général de Département(*). Il décède en 1863.


    Le 15 Février 1848, dans un manifeste sentiment pédagogique, le Conseil Municipal de FILLÉ présidé par Monsieur RAGOT décide d'acheter des poids et mesures pour mettre sous les yeux des enfants des écoles.   Le 30 Mai 1848, le conseil municipal constate que :   - le nombre d'élèves fréquentant l'école communale est de 24 alors que le nombre d'enfants en âge d'y aller est de 45 ; - le nombre de familles en état de payer l'instruction est de 20 et celui des familles indigentes de 25 ; - le produit de la rétribution mensuelle est de 200 francs alors que la contribution annuelle a été fixée à 1,50 francs.  

    En ce qui concerne ces deux derniers paragraphes relatif aux écoles, il est extrait des Données chronologiques remises par Monsieur Pierre Gouet au Maire de Fillé (Pierre Gouet 2005/2006).

     

    La Révolution Française de 1848 est la seconde révolution française du XIX° siècle ; elle se déroule à PARIS les 23, 24 et 25 Février 1848. Sous l'impulsion des libéraux et des républicains hostiles à la Monarchie de Juillet, Paris se soulève et une fusillade éclate. Louis-Philippe est contraint d'abdiquer en faveur de son petit-fils. Les révolutionnaires mettent en place un gouvernement provisoire républicain supprimant ainsi la Monarchie de Juillet et créant ainsi la deuxième république le 25 Février 1848. Le 10 Décembre 1848, le futur Napoléon III, neveu de Napoléon 1er, est le premier président de la République Française élu au suffrage universel masculin.


    En 1851 eut lieu la reconstruction du presbytère détruit définitivement en 1944 reconstruit ensuite au-delà de l'église plus près du pont de la Sarthe.
     

    Par décision du 19 Décembre 1853, par arrêté municipal, Monsieur Ouvrard de LINIERES interdit la mendicité sur tout le territoire du village.  

    En ce qui concerne ce dernier paragraphe relatif à l'interdiction de mendicité, il est extrait des Données chronologiques remises par Monsieur Pierre Gouet au Maire de Fillé (Pierre Gouet 2005/2006).

     

    Une plaque en fonte apposée encore jusqu'à la fin 2007 existait sur le mur de la Mairie, à l'angle de la rue du canal où il était stipulé : "COMMUNE DE FILLE-GUECELARD, LA MENDICITE EST INTERDITE SUR TOUT LE TERRITOIRE DE LA COMMUNE". Cette plaque a malheureusement disparu : volée par des énergumènes de notre société actuelle.
     

     

     

     

    En 1854, le système hydrographique de la vallée de l'Huisne fut le berceau de l'épidémie de 1854 de dysentérie.

    "De larges excavations remplies d'herbes marécageuses sont desséchées, et les plantes pourries entrent en fermentation. Pendant le jour, la chaleur maintient ces miasmes putrides en dissolution dans l'air..." "L'épidémie dysentérique, après être restée longtemps concentrée dans la vallée de l'Huisne, son foyer, s'étendit dans la ville du Mans..." "Le rayon de l'épidémie s'étendit rapidement dans les communes de Mulsanne, Moncé-en-Belin, Spay, Allonnes, Ruaudin, Changé, Yvré-l'Evêque, Champagné, Savigné, Sargé, Château-du-Loir, Guécelard, La Bazoge, La Milesse, Chemiré-le-Gaudin, Rouillon, Fillé, la Suze..." "On doit observer que dans la plupart des communes, la durée de l'épidémie n'a été que de trois ou quatre semaines tandis qu'à Pontlieue qui a été la commune la plus maltraitée, l'épidémie s'est maintenue dans toute sa violence du début jusqu'à la fin. On y a compté jusqu'à 15 décès dans un seul jour sur une population totale de 3000 habitants et le trentième de la population de cette commune a été enlevé en moins de trois mois (dont tous les nourrissons de moins d'un an)..."   L'épidémie s'est déclarée dans les circonstances de chaleur excessive des mois de juillet et août 1854 mais la période la plus désastreuse fut le milieu du mois d'Octobre 1854".

      extraits du bulletin de la Société d'Agriculture, sciences et arts de la Sarthe - 1855 - BNF.fr GALLICA   Dans l'Almanach Impérial paru en 1859, il est mentionné que Monsieur OUVRARD DE LINIERES, Maire de Fillé-Guécelard fait partie de la composition du Conseil Général du Département de la Sarthe.      

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    ouvrard de Linières

     

    Source Gallica.Bnf.fr Bibliothèque Nationale de France.

     

     


     

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  • Paragraphe précédent : réunion dans la campagne suzeraine en juin 1989 d'une classe du Collège TROUVE-CHAUVEL de la SUZE autour du thème "les cahiers de Doléances" et notamment ceux de la paroisse de Fillé.

     

     

     

       
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    ci-dessus, plan de la section de Guécelard, à droite la Lande du Bourray .

     

    Déjà en 1769 : la révolte des croquants c'est la lande du Bourray où les habitants pauvres de FILLÉ avaient coutume de se réunir comme ceux de Guécelard, Roezé et Parigné le Polin, d'aller faire paître leur bétail dans les prés de la Lande et se révoltent, révolte qui présage les cahiers de doléances..

    En trois ans, le prix de la livre de pain est passé de 1 sol 3 deniers à 3 sols 8 deniers voire 4 sous tandis que dans le même temps le salaire d'un maçon n'a pas bougé et que le salaire moyen d'un ouvrier est de 30 à 40 sous par jour.
     

     

     

    l'église de Fillé vue de l'impasse.


    En 1771, l'église médiévale de St-Martin de Vertou subit un incendie : celle-ci est refaite à partir de la structure ancienne conservée.

    1. En Juin 1777, un recensement cadastral est établi : il s'agit plutôt d'une estimation du produit annuel des biens de la paroisse de FILLÉ et de GUÉCELARD pour parvenir à l'égalité et à la proportionnalité des impôts et notamment dans le calcul de la Taille. Ce document fait état de la propriété, de l'exploitation et de la composition des biens dans les détails de tout ce qui appartient, d'une part à l'Église, aux Nobles et aux plus riches.

     

    Ce dernier paragraphe "En juin 1777... plus riches" est extrait des Données chronologiques sur l'histoire de Fillé sur sarthe remises par Pierre Gouet au Maire de Fillé( P. Gouet 2005/2006).

     

    A la même époque (1777) le Chanoine Le Paige écrit de Fillé dans un ouvrage qu'il dédie au frère du Roi :
    "le sol produit du bon seigle, de l'avoine et du carabin ; il y a des vignes dont le vin est médiocre, le rouge n'est pas mauvais. Il y a à Fillé beaucoup de landes".

    En Juin 1787, le bail de la ferme du Gros Chesnay établit une bonne fois au Métayer qu'il doit fournir chaque année une charge de froment, une charge de seigle et une charge d'avoine : mesure du Mans comble ou ras le bois mesure de la Suze rendues dans les greniers du château de Buffes.

    1789 L'abbé ACHARD est curé de la paroisse de FILLÉ et de GUÉCELARD.

    Monsieur Louis-Marie DANIEL DE BEAUVAIS assista à l'assemblée de la Noblesse du Maine, il y représenta Madame Veuve DANIEL DE BEAUVAIS, dame du Gros Chesnay.

    Convoqués au son de la cloche, les habitants assemblés établissaient sous la conduite du Syndic Pierre Héron le cahier des plaintes et doléances de la paroisse de FILLÉ. On le remarque bien que tout se passe encore sous la conduite de l'église. C'est au son de cloche que les habitants bien ancrés dans leurs réflexes réagissent. Le cahier est établi au nom de la paroisse de FILLÉ qui semble agir ainsi en ce milieu simple et rural et peu touché par les évènements parisiens pour le compte de l'esprit de justice et de liberté et contre les grands dérèglements qui ont trouvé leur source dans la féodalité. Combat fratricide qui sera contre productif tant pour l'un comme pour l'autre. 

    Les nobles comme les tenants de l'église seront soit contraints d'épouser les principes révolutionnaires ou de baisser les bras, soit encore de s'enfuir pour jouer ensuite la revanche avec la chouannerie.

    Paragraphes en italique et en lettres bleues extraits des Données Chronologiques Pierre Gouet 2005-2006.

    Ainsi, les cahiers de doléances sont des registres dans lesquels les assemblées chargées d'élire les députés aux états-généraux notaient vœux et doléances, les plus notoires restent, bien sûr, ceux de 1789. Non seulement les trois ordres (clergé, noblesse, tiers état) sont appelés à élire leurs députés mais encore tout le peuple du royaume est-il invité à rédiger des "cahiers de doléances, plaintes et remontrances" dont les synthèses seront portés au roi par les députés de chaque sénéchaussée. Dans le Maine, la sénéchaussée principale était celle du Mans avec 16 000 habitants.

    La rédaction de ces cahiers débutaient dans les villages et les paroisses avec la rédaction des "cahiers de paroisse". Ainsi, la paroisse de FILLÉ rédigea son CAHIER DE
    DOLÉANCES :

    Voici le texte signé par ceux qui savaient lire et signer... mais la basse couche de la population, les journaliers, les jeunes adultes, les pauvres paysans ou métayers entendaient ces "sages" évoquer dans leur patois ce qui leur semblait libérateur... Ils ne pouvaient donc qu'y souscrire.

    (extraits des Données Chronologiques de Pierre Gouet - 2005-2006).  

     

    1.   

      Extrait cahier de doléances Fillé document personnel (archives départementale).


      traduction de la page :



      PLAINTES ET DOLÉANCES DE LA PAROISSE DE FILLÉ, SÉNÉCHAUSSÉE DU MANS



      Aujourd'hui, 8 Mars 1789, les habitants assemblés au son de la cloche par leur syndic, d'après les ordres qui lui ont été signifiés de la part du Roy :



      Demandent :

     


    1°) Qu' il ne soit dorénavant établi d'impôt que du consentement des

    états généraux les quels soyent assemblés tous les cinq ans au

    moins



    2°) Que les ministres du Roy soyent responsables de l'argent qui leur

    sera confié.



    3°) Que toutes les impositions soyent réparties sur chaque citoien à

    proportion de son bien, qu'il n'y ait plus de privilèges pécuniaires et

    d'exemptions, que le clergé la noblesse et le Tiers Etat soyent tous

    assimilés dans la juste répartition des impôts.



    4°) L'abolition des droist de franc fief qui rapportes peu au Roy et est

    très onéreux au tiers état par les exactions qui s'y comettes.



    5°) Que la taille soit abolie et remplacée par l'impost territorial, mais

    si les circonstances l'empeschent, que la taille ne soit plus arbitraire,

    mais réelle et estimée dans la juste proportion des biens, afin que

    chaque habitant sache ce qu'il doit payer et ne soit plus la victime du

    caprice ou de la vengeance d'un collecteur.



    6°) Que la gabelle soit abolie comme onéreuse et criante, mais si les

    circonstances forcent les Etats Généraux de la conservé, que le prix

    du sel soit modéré celui de 13... La livre que la paroisse paye est

    exorbitante et écrase la classe du peuple.






    La GABELLE DU SEL : le principe général est le suivant : le sel fait l'objet d' un monopole royal. Il est entreposé dans les greniers à sel où la population l'achète déjà taxé. La Gabelle représente environ 6 % des revenus royaux.

    La TAILLE est un impôt direct de l'ancien régime français. La taille seigneuriale apparaît dans la deuxième moitié du XI° siècle. Elle a pour but de faire contribuer les communautés villageoises aux charges de la seigneurie en compensation de la protection accordée par le Seigneur.


     



     

    LES ÉMIGRÉS, LES CURÉS RÉFRACTAIRES ET LA CHOUANNERIE


     


    " De nombreux nobles sont mécontents de ce qu'ils considèrent comme une "capitulation royale". Beaucoup d'entre-eux quittent la France.

    Le 11 Juillet 1789, Monsieur de Vauguyon est arrêté sur le chemin de l'Angleterre. (extrait données chronologiques Pierre Gouet).

    Vent de panique, hurlements des femmes et des enfants, colère des hommes. Comment est née cette terreur qui a entraîné tant de violences incontrôlées dans le Perche, le Maine, l'Anjou et jusqu'au Poitou ?

    Jeudi 23, vendredi 24 juillet sont des jours fous. On apprend que le jeudi 23, le "jeudi fou" a été aussi un jeudi sanglant à Ballon où deux nobles ont été massacrés par une foule déchaînée : le seigneur de Roullée et son gendre le comte de Montesson (extraits de la Révolution numéro spécial de O.F. de 1989).  

     

    Dans le Bulletin d'Histoire Moderne et Contemporaine paru en 1912 et intitulé "LA RÉVOLUTION DANS LA SARTHE ET LES DÉPARTEMENTS VOISINS", dans le premier paragraphe concernant l'esprit public qui règnait dans le département de 1789 au 18 Brumaire An VIII, il est fait état d'un constat de Monsieur MAGUIN qui disait en parlant des habitants du canton de la Suze que "ces gens ne voient rien au-delà de ce qui les touche personnellement". Un jugement qui lui appartient mais qui est fort sévère envers une population à grande majorité de paysans miséreux. 

    Plaintes et doléances de la paroisse de Fillé. Le citoyen Tanchot 1er Maire de Fillé-Guécelard


    Déclaré bien national à la révolution, Adélaîde Victoire Daniel de Beauvais dont le père François Daniel de Beauvais a émigré, rachète le moulin de Fillé. A la mort de cette dernière, René Livache et son épouse Louise Poussin en font l'acquisition.


    Le 16 Janvier 1790, adieu vieilles provinces, généralités, sénéchaussées et autres bailliages ! Adieu paroisses de l'Ancien Régime. La France nouvelle vient de se doter d'habits tout neufs : 83 départements regroupant justice, finances, religion et , chacune ayant un chef-lieu, des cantons et des communes dont les conseils seront élus au suffrage direct par les citoyens actifs.

    C'est un bouleversement total que nous apporte ce nouveau costume réalisé non sans peine, car les tailleurs étaient nombreux. Et chacun a essayé d'obtenir un morceau de tissu plus grand que celui du voisin ! Et puis, quand le découpage a été obtenu (décret du 14 décembre 1789), il a fallu donner un nom à chacun de ces départements. Le Maine sera coupé en deux : le bas-Maine formant le département de la Mayenne avec Laval comme chef-lieu et la partie orientale composant la Sarthe avec Le Mans. (extrait de LA RÉVOLUTION numéro spécial de O..F. 1989).   

    Cette année 1790 vit la cessation de l'utilisation du cimetière devant l'église de FILLÉ. Le nouveau (25 ares) se mit progressivement en place à partir de cette époque là.

     

     

    LUTTE CONTRE LES INONDATIONS

    En Octobre 1791, l'Assemblée Nationale légifère pour anéantir le monopole féodal de l'eau "Nul ne peut inonder l'héritage de son voisin sans payer d'indemnité".

    En décembre 1793, la Convention vote une loi en faveur de l'asséchement des étangs afin de gagner des surfaces agricoles sur les zones inondables et d'enrayer la misère.

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  •  Paragraphe précédent : de l'autre côté de la riivère Sarthe : Guécelard ...

     

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    PLAQUE DE COCHER qui a disparu du paysage début des années 90. Elle se trouvait sur le mur de la Mairie, côté rue du Passeur. Comme toutes les plaques de cocher, elle était en fonte, de couleur bleue, texte et chiffres repeints en blanc. Ces plaques ont été placées à partir de 1835 et remplacées progressivement par les plaques émaillées Michelin vers 1908. Celle de Fillé subsistait toujours sur les murs de la Mairie jusqu'au jour où elle a été volée, au début des années 90. Dommage !

    Lorsque la commune de Guécelard est rattachée à Fillé en l'an III - novembre 1795 - la commune se nomme FILLÉ-GUÉCELARD, la mairie et l'école se situant à Fillé. En 1877, néanmoins, une école dite "de hameau" est construite à Guécelard qui devient une commune à part entière le 30 Juillet 1880.

    Eugène Vallée (1862-1935) rédige un Dictionnaire Topographique de la France dont le Dictionnaire Topographique du département de la Sarthe comprenant les noms de lieux anciens et modernes. Cet ouvrage revu et publié par Robert Latouche en 1950 comporte une liste de cantons, districts et Municipalité de 1790 à l'an III.

    Pour le canton de la Suze, dix municipalités sont mentionnées :  Chemiré-le-Gaudin, Etival-les-le-Mans,Parigné-le-Polin, Saint-Benoît-sur-sarthe, Spay, Louplande, La Suze, Roezé, Voivres et Fillé-Guécelard.

    Un nota Bene précise que "Pesche (1) réunit Fillé et Guécelard tandis que Cauvin (2) et L'Hermitte les séparent mais celui-ci fait remarquer que dans l'extrait imprimé ils sont réunis par une accolade. Le Dénombrement constitutionnel compte douze municipalités dans le canton : ce chiffre est certainement trop élevé d'une unité, car on se demande le nom de la douzième. L'almanach de 1791 joint Fillé à Guécelard par une accolade. L'Etat Général de l'an II et l'Almanach de l'an II les distinguent. Dans le registre L134 des Archives de la Sarthe, on voit, à la date du 27 Fructidor an III, la suspension du Maire et du procureur de la Commune de Guécelard, et deux jours après, le 29 Fructidor, le rappel de cette suspension, dans lequel ces Officiers Municipaux sont dits Maire et procureur de Fillé-Guécelard. L'Annuaire pour l'An VII fait une seule commune de Fillé et Guécelard et ne donne que le total de la population".

    Source : Dictionnaire Topographique de la France de Eugène Vallée revu et publié en 1950 par Robert Latouche. BNF.fr Gallica.

    (1) Julien Rémy Pesche, pharmacien, naturaliste et historien français né dans la Sarthe en 1780. Auteur de nombreux ouvrages dont le plus connu est le Dictionnaire Topographique, historique et statistique de la Sarthe publié en 1829.

    (2) Thomas Cauvin 1834. Auteur de divers ouvrages sur le Département de la Sarthe.

     

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    Guécelard possède une manufacture de chanvre. Dans son livre (ci-dessus) Arthur Young fait état du salaire des ouvriers des manufactures en 1787 dont celui de la manufacture de Guécélard (ci-dessus), extrait :

     

    salaire des ouvriers des manufactures

     

    Il est fait état aussi dans le livre d'Arthur Young des terres incultes de l'Ouest de la France dont celles du Maine et particulièrement des terres sablonneuses de Guécelard, ci-dessous extrait du livre :

    terres incultes

     

     

    Source GALLICA. BNF.fr Livres et Manuscrits.

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    f8.highres

     

    En 1846, Alexandre Dumas publie un roman se situant au moment des guerres de Religion : La DAME DE MONTSOREAU. Dans ce récit, il parle très brièvement de Guécelard (extrait) et il est question également des forêts sablonneuses :

    Capture

     

     

     

    Mais, en 1872, en présence de Monsieur CARTERET, Maire, eut lieu en Mairie de FILLÉ-GUÉCELARD une réunion extraordinaire.

    En effet, une première demande de distraction émanant des habitants de la section de GUÉCELARD avait été faite en 1866 et non accueillie. La question de cette scission entre les deux sections avait été soulevée par Guécelard dès 1865.

    Voir ci-dessous extrait du Registre des Délibérations du Conseil municipal de Fillé-Guécelard du 18 Juillet 1866.

     

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    extrait page 2-001

    Extrait des Délibérations page 2 Source Gallica.Bnf.fr Bibliothèque Nationale de France

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    extrait page 3

    Extrait des Délibérations page 3 - Source Gallica.Bnf.fr Bibliothèque Nationale de France

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    extrait page 4

    Extrait des Délibérations page 4 - Source Gallica Bnf.fr - Bibliothèque Nationale de France

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    OBJET DE LA REUNION EXTRAORDINAIRE DE 1872 : Projet de distraction de la section de GUÉCÉLARD et d'érection de cette section en commune.

    RAPPEL DES FAITS : Guescelard, province du Maine, généralité de Tours, élection du Mans, réunie à Fillé sur les listes de district en 1797, sur celles de district et de canton en 1790, sur ce
    lles d'arrondissement et d'arrondissement et de canton en l'an III - 1795 et ce, sans la consultation des habitants.


    Par ordonnance royale en date du 18 Août 1845, Guécélard était élevé en paroisse autonome.

     

    Ci-dessous, le centre-bourg de Guécelard sur la route qui va vers Angers. A droite, la ligne du tramway.

     

    Guecelard-Route-d-Angers




    Le Président après avoir lu l'arrêté de Monsieur le Préfet de la Sarthe en date du 7 Mai 1872 qui autorise la réunion du Conseil municipal, au vu des plus imposés pour délibérer de faire toute observation, tant sur le projet de distraction du territoire de la section de GUÉCÉLARD que sur les conditions de cette distraction, donne connaissance au Conseil du dossier et en particulier de la demande de séparation faite par GUÉCÉLARD ainsi que les motifs mis en avant par cette section. (**) voir en bas de page l'extrait de délibération du Conseil Général suite à la pétition du 18 Février 1872.

    D'après la pétition, les habitants de GUÉCÉLARD prétendent avoir déjà été une commune indépendante. La carte de l'Evêque du Mans publiée en 1706, rééditée en 1781, considérée à juste titre comme l'une des plus belles pour son exactitude constate que GUÉCÉLARD n'a jamais été une paroisse. De 1791 à 1793, lors de la division de la France en communes, GUÉCÉLARD qui possédait alors 50 feux* environ fut annexée à FILLÉ comme bourg le plus proche ayant déjà une administration complète et indépendante.
    index

    La discussion étant ouverte, le Conseil Municipal, après examen, ne croit pas de sa dignité de réfuter les six pièces accompagnant à titre de renseignements la demande de distraction. Toutes ces pièces se contredisent en plusieurs endroits ; elles contiennent des erreurs trop grossières ou sont du moins trop exagérées pour qu'on puisse leur attribuer la plus minime confiance mais le Conseil examinera seulement la pétition et pour la clarté des explications, il suivra l'ordre des faits tel qu'il a été adopté par les pétitionnaires.

    Le premier et principal motif invoqué par les habitants de GUÉCÉLARD est le passage dangereux de la rivière Sarthe et du ruisseau le Rhonne. Pour les dangers que présente le passage du bac, les membres du Conseil peuvent répondre à ce grief par la notoriété publique. De temps immémorial, il n'est pas arrivé d'accident. Tout le monde peut l'affirmer, la rivière n'a jamais été une entrave pour l'administration de la commune.

    Pendant l'invasion, au moment où le barreau de la porte marinière * venait d'être rompu par les glaces, c'est-à-dire au moment où le passage a peut être réputé le plus dangereux, le messager envoyé par GUÉCÉLARD a pu passer une première fois pour demander un cheval  de réquisition et, une seconde fois pour porter la réponse écrite.

     

    Copie Mairie Fillé                 

    pièce ci-dessus

    En ce qui concerne le ruisseau du Rhonne, il est ajouté que la lettre de Monsieur l'Ingénieur chargé du service montre toute l'exagération des dires des pétitionnaires.
    Si l'eau a quelquefois pu atteindre le niveau de la levée, ce fait excessivement rare n'a duré que quelques jours et pendant ces courtes et rares périodes, les habitants de GUÉCÉLARD pouvaient encore venir à FILLÉ par le chemin n° 3 sans passer par la Suze, sans faire 30 kilomètres comme il leur plait de le dire nécessaire.

     

     

     
    f1.highres

    Demande tendant à la séparation des deux sections formant la commune de FILLÉ-GUÉCÉLARD.
    Source gallica.fr/Bibliothèque Nationale de France.

     

    demande de séparation page 1

    Demande tendant à la séparation page 3

    Source Gallica Bnf.fr Bibliothèque Nationale de France

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    demande de séparation page 2

    Demande tendant à la séparation page 4 - Source Gallica - Bnf.fr Bibliothèque Nationale de France

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    demande de séparaion page 3

    Demande tendant à la séparation page 5 - Source Gallica .Bnf.fr - Bibliothèque Nationale de France

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    demande de séparation page 4

    Demande tendant à la séparation page 6 - Source Gallica Bnf.Fr - Bibliothèque Nationale de France

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    En résumé, le conseil municipal marque son opposition (les conseillers de Fillé étant majoritaires 7 contre 5), il déclare que les communications n'ont jamais été interrompues pour les piétons entre FILLÉ et GUÉCÉLARD par le fait des eaux. Le conseil  place comme principal argument d'opposition que la séparation entraînerait de grosses difficultés financières pour chaque commune.

     

     

     

     

     

     

     

    Les réunions de conseil étaient fort agitées : certains anciens rapportent même qu'après s'être terminées dans le troquet situé en face la Mairie, elles s'achevaient à coups de pioche entre gens de Guécelard et Fillé au pied de l'embarcadère du bac (sic) . 

     

    PS : Il faut rappeler, toutefois, que si ce projet de scission a donné lieu à des "épisodes" qui, de toute évidence  ne pouvaient que se dérouler dans un climat tendu voire même, quelquefois, peut-être, ont-ils pu dégénérer, il ne nous appartient pas, à nous, aujourd'hui - de vérifier la véracité de certains propos rapportés par des anciens qui, eux-mêmes les tenaient de leur ancêtres et qui font partie de la mémoire collective.

    Rien ne transparaît plus à l'heure actuelle : les gens de Guécelard et de Fillé se côtoient et vivent en bonne intelligence.

     

     

     

     

    GUECELARD possèdait aussi un relais de poste de gendarmerie à cheval
     

    GUÉCÉLARD vante l'importance de son bourg et le Conseil reconnaît l'existence d'une poterie(*) qui donne de l'ouvrage, d'après la déclaration même du gérant, à cinq ou six ouvriers mais c'est le seul établissement industriel de GUÉCELARD et il est impossible que sur un si minime intérêt on puisse baser une demande de séparation ; le relais de poste de gendarmerie à cheval va être supprimé. Le Conseil ajoute qu'un adjoint est toujours choisi parmi les conseillers de GUECELARD.

    La demande de séparation indique GUÉCÉLARD comme étant une commune avant la révolution. Le Conseil établit qu'avant la révolution la paroisse de GUÉCÉLARD n'a jamais été desservie d'une manière régulière par les ecclésiastiques chargés de tenir l'état civil. Quelquefois, un curé de GUÉCÉLARD, souvent celui de FILLÉ et presque toujours les vicaires de ROËZE et de PARIGNÉ desservaient la chapelle de GUÉCÉLARD qui ne comprenait qu'une faible portion du territoire actuel de la paroisse de GUÉCÉLARD. Depuis GUÉCÉLARD possède une église neuve et un presbytère . Les finances en cas de séparation permettraient à chaque commune de vivre.

    Cette deuxième demande a été non accueillie par le Ministre de l'Intérieur de l'époque. Les pétitions des Guécelardais continuaient malgré ce refus en faveur de la scission. Il y eu donc, ainsi, paraît-il, des bagarres sanglantes entre les deux villages...

    Une troisième demande émanant des GUÉCÉLARDAIS a été réitérée le 13 Mars 1875, non accueillie par le Ministre de l'Intérieur de l'époque puis une quatrième en 1878 et là le Ministre de l'Intérieur envoie un courrier en date du 28 Décembre 1879 en précisant que le mieux était de maintenir l'état de réunion MAIS ... à la grande satisfaction des Guécélardais, un projet de loi est voté par le conseil d'Etat lequel est rapporté au Sénat et ce, malgré la protestation de certains membres du Conseil Général également députés.


    ÉÉ
    VOIR SUITE SUR PROCHAIN ARTICLE "SOUS LA TROISIEME REPUBLIQUE, SEPARATION DE FILLÉ ET DE GUÉCÉLARD SOUS LE MANDAT DE MR GARNIER..."


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    * Les maisons étant exigües, malsaines et sombres : toute les familles s'entassaient dans l'unique pièce basse où se trouvait la cheminée, le foyer : la pièce à feu. Lors des évaluations de la population, on ne comptait pas les habitants, mais les feux, chaque foyer représentait une famille.

    * porte marinière = pour franchir la chaussée ou barrage, une ouverture est pratiquée : c'est le pertuis. Pour retenir l'eau du bief supérieur, on dispose dans le passage libéré d'une cloison démontable manuellement, c'est la porte marinière.


    * La fabrication de poteries à Guécélard doit remonter à l'époque où des hommes et leurs familles, venus d'ailleurs, se sont installées pour mettre en valeur les terres défrichées.

    La nécessité d'avoir des récipients d'usage courant et domestique les incita à en produire eux-mêmes. Vers la fin du XVI° siècle et surtout au XVII° siècle, un artisanat se développa à Guécélard créant une poterie dite "rurale". Cette activité cessa vers 1850.

    f10.highres

     

    PÉTITION DES GUÉCÉLARDAIS DU 18 FÉVRIER 1872

    conseil général pétition guécelard demande de division

    .....

     

    Extrait de délibérations du Conseil Général de la Sarthe de 1873 - SOURCE GALLICA BNF.FR. BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE

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    "... Difficiles. Outre cette considération, les pétitionnaires font valoir que la section de Guécélard est érigée en succursale et possède une église et un presbytère ; qu'elle possède une maison d'école où la mairie pourrait être facilement installée ; que la section de Guécélard, si sa demande est admise, n'aura pas de dépenses appréciables à faire ; que la séparation n'entraînera aucune augmentation de dépenses ; que la population de Guécélard est de 595 habitants et celle de la section de Fillé de près de 700 habitants ; que les deux communes auraient chacune un nombre suffisant d'habitants et un chiffre de ressources qui leur permettrait de subvenir à leurs charges ; qu'il y a 5 conseillers municipaux à Guécélard et qu'il y en a 7 pour la section de Fillé ; que Guécélard n'a pas d'adjoint spécial chargé de l'état civil ;enfin, que la situation actuelle entretient entre les deux sections une grande irritation.

    Cette demande a été soumise aux formalités prescrites par la Loi du 18 Juillet 1837.

    Le procès-verbal d''enquête constate que 144 déclarations écrites sont favorables à la séparation et que 203 protestations écrites ont été formulées. Parmi les auteurs de ces protestations, on compte 46 habitants ou propriétaires de Guécélard. Les adhésions sont motivées sur les considérations exposées dans la demande de séparation. Les opposants se fondent sur ce que la division réclamée aurait des résultats fâcheux, surtout en ce qui touche les intérêts financiers de Fillé et de Guécélard, et que ces sections qui, aujourd'hui, ne peuvent à peine faire face à leurs charges ne pourraient plus suffire à leurs besoins.

    Monsieur Le Marquis de la Suze, commissaire enquêteur, a exprimé l'avis ci-après :

    - "C'est en 1795 que Guécélard fut réuni à Fillé. Depuis cette époque, bien des changements sont survenus dans les deux sections.

      "En 1866, une demande de séparation fut présentée au vote du Conseil Général après enquête, la section de Guécélard voulant, comme aujourd'hui, être érigée en commune.

      "Le commissaire-enquêteur demandait, par son rapport, le statut-quo.

      "Le Conseil d'Arrondissement approuva la séparation de la section de Guécélard d'avec Fillé, à condition de sauvegarder les intérêts financiers de Fillé. Le Conseil Général dit qu'il n'y avait pas lieu de donner suite au vote.

      "En 1872, nouvelle demande de Guécélard. Je ne parlerai pas des demandes et de l'exagération apportée dans quelques-uns des documents.

      "Les deux Conseils appelés à décider de la question trouveront au dossier les pièces propres à les éclairer à ce sujet.

      "Mais, ce qu'il faut constater, c'est qu'à l'heure présente, il y a une irritation croissante, une fermentation qui laisse craindre pour l'avenir.

      "Au point de vue de la convenance, il faut l'avouer, tout plaide en faveur de Guécélard. La Sarthe e le Rhonne sont assez hauts parfois. Les crues sont un fort obstacle aux communications. La distance des deux bourgs, de l'un à l'autre, prête à de grandes fatigues, soit pour les enfants, soit pour les pères et mères de famille, allant à la Mairie. Le passage du bac est parfois chose peu sûre.

      "La rivière la Sarthe partagerait parfaitement les deux sections, laissant à chacune un nombre à peu près égal d'habitants, une égale étendue de territoire.

      "La section de Guécélard possède une école mixte, un cimetière, une église, un presbytère. La position des trois derniers objets n'est pas encore régularisée, mais elle peut l'être en peu de temps.

      "Il ne manquerait plus à Guécélard qu'une maison d'école et une Mairie, chose que les notables m'ont affirmé pouvoir être faite en peut de temps, et pour laquelle ils offriraient des garanties.

      "Mais il y a une question que les habitants de Guécélard n'ont pas assez mûrie. Le jour où la section deviendra commune,pourra-t-elle se suffire et s'imposer autant qu'il le faudra et voler de ses propres ailes ?

      "J'ai lu attentivement le rapport fait à ce sujet et les budgets communaux présentés par l'honorable Monsieur Carteret, Maire, auquel je rends le plus juste hommage d'impartialité et de droiture.

      "Le Conseil Général et le Conseil d'arrondissement examineront les budgets, les pièces du dossier et ils constateront la position qui me semble difficile à prendre pour Guécélard.

      "Guécélard répond à celà que Monsieur le Préfet nommera des juges, qu'on examinera les comptes, qu'on fera une balance, et qu'étant établie une dette pour l'une et pour l'autre section, celle des deux qui aura un report à faire s'y soumettra , et alors les sections seront séparées.

      "Pour moi, je proposais à Guécélard ceci, et je me suis rencontré d'idée avec notre honorable Préfet :

      "Ayez un adjoint spécial, possédez des archives, et la chambre au-dessus de la maison d'école sera suffisante ; pas de dépenses et alors une certaine autonomie.

       "Les notables m'ont répondu qu'accédant à l'idée de Monsieur le Préfet, ils avaient réuni les habitants et leur avaient fait la proposition et que tous avaient répondu : tout ou rien.

       "En face de cette situation, je retirai ma proposition et je reviens à celle-ci, qui est mon avis à la suite de l'enquête à laquelle je me suis livré.

       "Soit : que Guécélard soit commune ; mais qu'auparavant la situation de ses édifices soient régularisée, que les comptes financiers soient examinés ; que Guécélard rende à Fillé, après preuves, ce que cette dernière dit lui appartenir ; que la position des deux communes, des chemins soit constatée et régularisée ; que Guécélard affirme qu'elle peut établir maison d'école de garçons avec mobilier et salle de mairie ; qu'elle garantisse un traitement de 700 fr pour l'instituteur, et de ce jour, les Conseils peuvent admettre et déclarer que la section de Guécélard peut devenir commune.

    Le Conseil Municipal de Fillé-Guécélard, assisté des plus imposés, a, dans sa réunion du 13 Juin 1872, émis l'avis suivant :

    " Considérant que la situation géographique de Guécélard est intéressante, la situation générale de la commune et ses intérêts financiers ne le sont pas moins ;

    " Considérant que les intérêts pécuniaires lient intimement les deux sections de la commune de Fillé-Guécélard ;

    " Considérant que les frais d'administration de deux petites communes sont toujours bien plus onéreux pour les contribuables que ceux d'une commune d'une certaine importance ;

    " Considérant que la distraction de la section de Guécélard ne peut avoir lieu sans porter un grave préjudice aux intérêts pécuniaires de la section de Fillé ;

    " Considérant que les charges financières de la section de Guécélard deviendraient plus lourdes par le fait même de la séparation ;

    " Considérant que la séparation des deux sections en deux communes distinctes serait un accroissement de dépenses de 872 fr 44 cts ;

    " Considérant que les centimes additionnels déjà chargés outre mesure (plus de 28 centimes pour 1872, plus de 38 centimes pour 1873 et années suivantes) fussent-ils encore augmentés, ne pourraient faire face à ce surcroît de charges ;

    " Considérant que le compte des chemins exécutés sur Guécélard se solde au profit de Fillé à 6000 fr environ, dont les prestataires et les plus imposés de Fillé réclament la restitution et dont Guécélard ne peut justifier un prochain remboursement ;

    " Est d'avis à la majorité que la séparation demandée n'ait pas lieue.

    " Si contre toute attente, l'avis du Conseil n'était pas partagé par les assemblées chargées de se prononcer sur cette affaire, le Conseil espère dans la justice de ces assemblées ;

    " 1° Pour sauvegarder l'intérêt de la section de Fillé, en ordonnant que le compte des chemins soit établi et que le solde en soit remis à la section de Fillé avant la séparation effectuée de fait ;

    " 2° Pour faire droit à la pétition figurant au dossier de l'enquête sous le numéro 9, pétition par laquelle un certain nombre d'habitants de la rive gauche de la Sarthe demandent à rester partie intégrante de la section de Fillé, le Conseil propose alors de limiter la commune par l'ancien chemin d'Arnage et le chemin de Buffe. La limite des deux communes suivrait ensuite et à partir du Gué de Buffe, le cours de la rivière."

    Dans cette même réunion, les Conseillers municipaux de la section de Guécélard ont consigné au procès-verbal de cette délibération, les observations qui suivent :

    " Les Membres du Conseil Municipal de la section de Guécélard, au nombre de cinq contre sept pour la section de Fillé, exposent que s'ils se trouvent en minorité dans le Conseil municipal des deux sections réunies, ils n'en persistent pas moins à réclamer la séparation ; ils s'en réfèrent à l'exposé des faits énoncés et produits à l'appui de leur demande. Ils exposent encore que, en supposant, dans l'état actuel des choses, la mairie soit établie à Guécélard (ce qui aurait sa raison d'être), les habitants de Fillé se trouveraient placés en face de toutes les difficultés qui existent pour les habitants de Guécélard ; ceux-là viendraient nécessairement solliciter la légitime mesure que Guécélard réclame pour les mêmes causes que celles qu'ils militeraient en faveur de la demande de la section de Fillé. Ces faits ne sont pas contestables.

    " Quant au règlement des comptes, les Conseillers municipaux et les plus imposés de la section de Guécélard acceptent par avance la situation qui sera dressée par qui de droit, sur l'ordre de Monsieur le Préfet ou de toute autre administration compétente.

    "Les soussignés s'engagent personnellement, à défaut de la section de Guécélard, à rembourser à la section de Fillé le solde de ce compte si la séparation avait lieu et dans un délai de dix-huit mois, commençant le jour de l'installation du Conseil municipal de la section de Guécélard."

    "Les membres du Conseil municipal,

                                                                     " Signé : Pivron, Brador, Cordier, Loyer J. et Livache" Les plus imposés signés M....

                                                                                                                                                                   P.... et L......."

     

    . Revues et Manuscrits.

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     NAPOLEON III, EST DONC LE PREMIER PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE, ELU LE 10 DECEMBRE 1848 AU SUFFRAGE UNIVERSEL MASCULIN  SOUS LE NOM DE LOUIS-NAPOLEON BONAPARTE ET LE DERNIER MONARQUE FRANCAIS. Mais son coup d'état du 2 Décembre 1851 met fin à la deuxième république restaurant ainsi la monarchie impériale à son profit afin d'exercer un pouvoir personnel sans partage. Il devient ainsi le troisième empereur des Français sous le nom de NAPOLEON III à partir du 2 Décembre 1852.
             
     
     
     
     
     
     
    Préalablement, le 7 Novembre 1852, le sénatus-consulte avait rétabli le régime impérial approuvé par le peuple lors d'un plébiscite à une très large majorité.
     






    illustration empruntée à : www://histoire-en-ligne.com/l'opéra garnier

    Napoléon III et l'Impératrice Eugénie arrivant à l'Opéra



    Le 5 Décembre 1851 : révolte de la commune de la Suze contre le futur Napoléon III après Paris et Lyon. A Roëzé un groupe d'insurrectionnels s'empare des fusils entreposés à la Mairie et viennent se joindre aux "protestataires" de la Suze. Quelques personnes essaient de joindre les habitants des alentours mais à Fillé-Guécelard, la frousse des élus l'emporte sur la révolte .... dans la matinée du 7 Décembre 1851, 200 dragons accompagnant le préfet Migneret sillonnent les routes de La Suze et Roëzé pour aller "mater" la révolte.

    Paragraphe concernant la révolte de La Suze contre le futur Napoléon III extrait des Données chronologiques sur l'histoire de Fillé sur sarthe remises par Pierre Gouet au Maire de Fillé (Pierre Gouet 2005/2006).
     
    "Au moment de mettre sous presse, nous apprenons que la force armée s'est portée sur la Suze. "Les insurgés ont barricadé la ville. "Les derniers renseignements qui nous parviennent nous apprennent que parmi les meneurs se trouve le citoyen Vieillard, du Mans qui, au moment où le courrier arrivait à la Suze, aurait mis le pistolet sur la gorge du postillon et l'aurait forcé à livrer ses dépêches. D'autres chefs de la démocratie locale se trouvent au nombre des insurgés. Il n'y a pas à douter un seul instant que la force ne reste à la Loi."   Voyons maintenant ce qui s'est passé à la Suze ; c'est encore à l'Union du MANS que nous empruntons le récit "Hier, les ouvriers de la Tannerie, au nombre de trois cents à trois cent cinquante, se sont portés sur la Mairie de cette commune qu'ils ont envahie . Ils ont enlevé les armes qui y étaient déposées et se sont dirigés vers la caserne de la gendarmerie où ils ont fait prisonniers les quatre ou cinq gendarmes qui composent la Brigade.   "Cela fait, ils se disposaient à partir pour Le Mans lorsqu'ils apprirent que la force armée de cette ville marchait contre eux. Alors, comme nous venons de le dire, ils élevèrent des barricades. Mais, dans le même temps, ils recevaient la relation de tout ce qui s'était passé à Paris et ils prirent la fuite de toutes parts."   Il va sans dire qu'à la suite de ces évènements de nombreuses arrestations furent faites. L'Union disait, quelques jours après :   "L'instruction commencée par la Cour d'Appel d'Angers marche à grands pas ; de grandes révélations sont faites. Les émeutiers de la Suze, peu contents d'avoir été abandonnés par leurs chefs, disent tout ce qu'ils savent . "Les arrestations continuent sur tous les points du Département... Monsieur Trouvé-Chauvel est parvenu à quitter la France, il est à Jersey..."  
     
    extraits des pages 347 et 348 de l'Historique des conseils de guerres de 1852 ou Précis des évènements BNF.fr Gallica
     
    En 1854, dans un extrait du dictionnaire de JULIEN PESCHE, celui-ci mentionne les origines de Fillé et de GUÉCELARD et voilà ce qu'il écrit :
    FILLÉ et GUÉCELARD
     
    Fillette (Expilly) ; Filléïum et vadus celardi, veï Caœsaris ; Étymologie inconnue pour FILLÉ, à moins qu'on ne fasse venir ce nom de Filictum, lieu où il croît de la fougère.
     
    Source : Un conseiller municipal en 1982 avait fait des recherches sur l'étymologie du nom de Fillé et avait relevé ces notes sur le journal local.
     
    En 1857, le Cercle des Conducteurs des Ponts et Chaussées et des garde-mines dont le Siège était situé 36, rue Vivienne à Paris, publie un annuaire des Conducteurs des Ponts et Chaussées et des gardes-mines de toute la France. Pour la navigation de la Sarthe et de la Mayenne, le conducteur en fonction à Fillé-Guécelard, était Monsieur Pozzo-di-Borgo.  
     
    Source : Annuaire - Cercle des Conducteurs des Ponts et Chaussées et des Garde-mines - année 1857 - BNF.fr Gallica  
     
    NAPOLEON III et l'impératrice Eugénie échappent de peu à un attentat à la bombe, le 14 Janvier 1858 perpétré par le révolutionnaire italien Félice Orsini. L'explosion causa la mort de huit personnes et fait 150 blessés. Orsini, partisan de la réunification italienne reprochait à l'empereur d'entraver l'unification de son pays. Orsini est arrêté, condamné à mort et guillotiné le 13 Mars.


    ADRESSE DU CONSEIL MUNICIPAL DE FILLÉ-GUÉCÉLARD EN DATE DU 17 JANVIER 1858 A SA MAJESTÉ L'EMPEREUR NAPOLÉON III EMPEREUR DES FRANÇAIS A L'OCCASION DE L'ATTENTAT DU 14 JANVIER 1858









    (document Mairie Fillé).




    traduction du l°) paragraphe : "Sire, Madame,

    Le Maire et les Conseillers Municipaux au nom de toute la commune
    suspendent leur émotion profonde pour exprimer à vos Majestés
    Impériales l'indignation qu'ils ont ressentie à l'annonce de
    l'exécrable attentat qui a menacé vos existences précieuses à la France.
    Ils rendent mille actions de grâce à Dieu tout-puissant qui a si
    miraculeusement préservé vos Majestés mais en même temps, ils émettent
    le vœu que des mesures énergiques soient prises à l'avenir pour
    assurer la durée d'un règne qui leur a donné une
    paix glorieuse et qui a placé la France à un rang si élevé parmi toutes les nations..."

    Cette adresse était signée de tous les membres du Conseil.







    Voiture utilisée par Napoléon III lors de ses déplacements en chemin de fer français alors en plein essor

    Sous le règne de Napoléon III

    En 1863, Ernest-Marie-Joseph OUVRARD de LINIERES devient Maire de Fillé-Guécelard.succédant à son père Joseph-Marie OUVRARD de LINIERES décédé. Ernest devient conseiller d'arrondissement. Il décède au château du Gros Chesnay en 1870. Il avait épousé en 1852 Caroline LE MOTHEUX du PLESSIS.
     

    Sous le règne de Napoléon III

    Les attentats contre l'Empereur se succèdent, donc .... le 6 Juin 1867 :

    Réfugié à Paris en 1864, Antoni Bérézowski, fils d'un noble polonais, forme le projet d'assassiner le tsar de Russie Alexandre II pour libérer sa patrie.
    Or, en 1867, Alexandre II arrive à Paris pour l'Exposition Universelle.

    A Longchamp, le 6 Juin 1867 à 17 heures, Bérézowski tire sur le tsar qui revenait d'une inspection militaire et qui était accompagné de ses deux fils et de l'Empereur des français Napoléon III. Le pistolet explose lors du coup de feu mais la balle déviée blesse seulement le cheval d'un membre de la suite du tsar. A son procès, Bérézowski déclare avoir voulu tirer sur le tsar dans le seul but de libérer sa patrie et il exprime des regrets d'avoir fait cela dans un pays ami, la France ; s' il échappe à la peine de mort, il est néanmoins déporté au bagne en Nouvelle Calédonie.





    Le 12 Juin 1867, le Maire de FILLÉ-GUÉCÉLARD envoie une adresse


    à sa Majesté l'Empereur des Français NAPOLÉON III, en ces termes :



    "Sire,


    Le Conseil Municipal de FILLÉ-GUÉCÉLARD (Sarthe) s'empresse en son nom
    et pour répondre aux vœux de tous les habitants de féliciter votre
    Majesté et sa Majesté l'Empereur de Russie d'avoir échappé à l'attentat
    odieux d'un fanatique......ils prient l'empereur d'accepter cette
    manifestation comme gage d'un dévouement et comme gage de respectueuse
    sympathie envers l'hôte de l'Empereur et de la France, sa Majesté
    l'Empereur de Russie...".

    (extrait document Mairie de Fillé)

    Le Conseil Municipal de FILLÉ-GUÉCÉLARD envoie une adresse le 7 Aout 1859 à l'Empereur Napoléon III pour le féliciter des victoires remportées en Italie du Nord en Juin 1859. En effet l'armée française de NAPOLÉON III alliée à l'armée sarde remporte les batailles de MAGENTA (livrée le 4 Juin 1859) et de SOLFÉRINO (24 Juin 1859). Il s'agit de victoires de la coalition franco-sarde contre l'empire autrichien car le conflit est né de la promesse faite par Napoléon III au roi Victor-Emmanuel II de l'aider à faire autour de lui l'unité en Italie en échange de la Savoie et de Nice.

     

    D(document Mairie de Fillé)

    Traduction du 1)° paragraphe : Le Conseil en ouvrant la Séance est unanime pour présenter à sa Majesté Napoléon III empereur des Français l'adresse suivante :



    traduction de cette missive :


    "Sire, le Conseil Municipal de la commune de Fillé-Guécelard partageant l'impression générale de la France et d'une grande partie de l'Europe donnée par les Victoires remportées en Italie, est unanime pour exprimer à l'Empereur Napoléon III, l'admiration qui s'attache à sa personne et au dévouement de l'armée qu'il a si habilement dirigée pendant la rapide et mémorable campagne qui vient de s'accomplir. Plus la valeur de nos soldats était grande, plus nous devons tenir compte à sa Majesté de son magnanime empressement de faire la paix et d'avoir ainsi renoncé à cueillir de nouveaux lauriers quand il n'avait qu'à combattre pour les obtenir, etc..."
     

     

    La bataille de SOLFÉRINO en LOMBARDIE a fait l'objet d'un tableau à l'huile sur toile par Jean-Louis-Ernest MEISSONIER en 1863 et celle de MAGENTA d'un tableau d'Adolphe YVON.

     

     

    Napoléon III à la bataille de Solférino

    Pierre LEMEUNIER, né le 1er Août 1837 à Fillé-Guécelard, 84° de Ligne fût blessé à la Bataille de Solférino (perte de la phalangette de l'indicateur, main gauche, coup de feu).

    (extrait BNF.Gallica Livres et Manuscrits).

    Birdfly2

     En 1869, le docteur Jules LE BELE publie un rapport sur les travaux des CONSEILS D'HYGIÈNE PUBLIQUE et de SALUBRITÉ dans le Département de la Sarthe où il est fait état, entre-autres, des épidémies qui ont sévi tout autour de l'arrondissement du Mans et notamment dans le canton de la Suze. Il est mentionné dans ce rapport :

    "Monsieur GOUFFIER de Saint-Gervais-en-Belin dit que la variole a pris naissance, en 1865, dans le canton de la Suze, à Parigné-le-Polin ; de là, elle a gagné en 1866, Guécélard, sur la rive gauche de la Sarthe qu'elle franchit bientôt pour envahir Fillé sur l'autre rive. C'est en Août que l'on a vu les premiers malades dans cette localité..."

    "A Moncé et à Fillé-Guécelard, un douzième de la population a été atteint. La proportion est moindre ailleurs.                  

    Mortalité : 2 à Fillé-Guécelard, 2 à Moncé, un à Laigné-en-Belin et 3 à Saint-Gervais-en-Belin.

    Deux femmes de cinquante ans ont été emportées dès les premiers jours par la variole noire ou hémorragique, les autres ont succombé dans la période de suppuration."

     

    Sous le règne de Napoléon III

    En 1875, soit cinq années après la mort d'Ernest-Marie-Joseph OUVRARD de LINIERES qui fut maire de Fillé-Guécelard de 1863 à 1870, ses enfants vendent le château du Gros-Chesnay à Monsieur Henri-Joseph Guichard, négociant.

    Birdfly2

     

    En 1923, une religieuse de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Croix publie un ouvrage intitulé : "HISTOIRE DU TRÈS RÉVÉREND PÈRE BASILE MOREAU, missionnaire apostolique et fondateur de la Congrégation de Sainte-Croix", extrait de l'ouvrage de l'abbé Charles MOREAU, neveu du Très Révérend Père.

    Dans son livre, l'abbé Moreau retrace la vie de son oncle relatant "autant que possible tout ce qui a été sujet de lutte et de conflits irritants".

    Le ministre de Dieu naquit en 1799 au bourg de Laigné-en-Belin et vécut une vie de labeur et de sacrifices jusqu'à sa mort en 1873.

    Or, dans l'ouvrage de la religieuse - à la page 452 - on y apprend que le Très Révérend Père, au début de l'invasion prussienne en Mars 1870, a évangélisé la paroisse de Fillé-Guécelard où il y prêcha pendant trois semaines. Il a d'ailleurs confié à la servante du presbytère divers réflexions sur les visites qu'il y a reçues. De Fillé-Guécelard, il écrivit d'ailleurs à la Mère Marie des Sept Douleurs : "Je serais déjà de retour sans le départ de Monsieur le Curé pour un voyage ..."

    Plus tard, le 28 Avril 1871, le Supérieur et cinq frères de la Congrégation furent arrêtés et enfermés à la Conciergerie mais grâce "à d'obligeantes interventions" le Supérieur et l'un des Frères purent s'évader de Paris.

     

    Sous le règne de Napoléon III

     

    extrait de l'ouvrage "Histoire du Très Révérend Père Basile Moreau" publié en 1923 (SOURCE : BNF.Gallica)

     

     

    Sous le règne de Napoléon III


    Par le "Petit journal" du 7 Décembre 1872, nous apprenons que les curés de Spay et de Fillé, Messieurs Jupin et Girault se sont noyés en traversant la Sarthe dont les eaux étaient débordées. Le bateau du passeur de Spay a chaviré. Le passeur s'est sauvé en s'accrochant à un câble.

     

    (extrait du "Petit Journal" du 7 Décembre 1872.

     


    Dom GUERANGER (1) a trouvé sur la commune de FILLÉ-GUÉCÉLARD, une plante rare LA PÉLORIE ANECTARIE DE LA LINAIRE qu'il envoya au muséum. L'aspect de cette plante rappelle celles des primevères et Dom GUÉRANGER reconnut en cette fleur la Pélorie telle qu'elle avait été décrite par LINNE (2) c'est-à-dire une fleur de couleur orangé. Dom GUERANGER a donné quelques détails sur cette fleur en 1857 dans une note intitulée : "Indication de quelques plantes nouvelles pour la flore de la Sarthe et de quelques localités inédites (extrait de la Revue Horticole de 1862 - pages 188).

    Dans le bulletin de la Société d'Agriculture, des sciences et des Arts de la Sarthe de 1848/1849, M. DIARD, membre de cette Société porte des réflexions sur l'état de la science de la Botanique dans le département. Il nous révèle qu'il a trouvé cette pélorie à FILLÉ-GUÉCÉLARD et qu'elle est non seulement nouvelle pour la flore de la Sarthe mais qu'elle ne se trouve pas comprise dans les flores françaises.

    Sous le règne de Napoléon III

    extrait de la page 341 de l'ouvrage intitulé : "ESSAI DE PHYTOMORPHIE ou ÉTUDE DES CAUSES QUI DÉTERMINENT LES PRINCIPALES FORMES VÉGÉTALES" par Charles Fermond (Source : Gallica).

    (1) Dom Prosper GUERANGER premier abbé de Solesmes (1805 - 1875)

    (2) LINNE naturaliste suédois il fit une nomenclature de plantes avec description de plusieurs milliers d'espèces (1707 - 1778).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sources et informations :



    * sur la tentative d'attentat commis à Paris contre la personne de Napoléon III par l'anarchiste italien Orsini :
    www://histoire-en-ligne.com/l'opéra Garnier.

    * sur la campagne de napoléon III en Italie :
    www://fr.wikipédia.org/wiki/second-empire

    * sur les adresses transmises à l'Empereur Napoléon III par la Municipalité de FILLE-GUECELARD et autres informations :
    archives de la Mairie de FILLE

    En ce qui concerne les paragraphes relatifs à la révolte de LA SUZE contre le future NAPOLEON III, à la réquisition de voitures attelées, à Monsieur DE LINIERES et au curé GIRAULT, ils sont extraits des Données chronologiques remises par Monsieur Pierre Gouet au Maire de Fillé (Pierre Gouet 2005/2006).


    archives départementales de la Sarthe

    sur la pélorie anectarie de la linaire :
    bulletin de la Société d'Agriculture, des Sciences et des Arts de la Sarthe 1848/1849 (huitième tome) imprimerie Monneyer place des Jacobins LE MANS.

    revue des Moulins de La Sarthe année 2001 extrait du très beau texte de V. AUBRY et nous le remercions ici pour ses recherches au départ de l'Association sur les meuniers du moulin du bourg.

    1) archives départementales de la sarthe 4EXVI 165

    2) archives départementales de la sarthe 4EXVI 169

    3) archives départementales de la sarthe 4EXVI 170

    4) archives départementales de la sarthe 4EXVI 174

    5) archives communes de FILLE

    extrait du chapitre concerné dans l'ouvrage "LES METIERS D'AUTREFOIS" de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Dejean. Archives et Culture.   extrait d'un ouvrage sur la Loire de Louis Barron : BNF.FR (Bibliothèque Nationale de France).

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    photo collection personnelle
    • En 1643 est construite et achevée la maison du Passeur qui devient petit à petit auberge-relais. (bâtiment se trouvant à droite sur la photo juste avant l'église).

      En 1744, la Maison du Passeur est uniquement recouverte en bardeaux de bois non pointés retenus simplement par une remontée en bas de la charpente appelée "coyau".

      En 1785, la maison du passeur occupée par René Vigneron est décrite ainsi :

      "La maison et jardin de port de Fillé contenant trois chaînées ou environ joignant vers le nord la descente du port, vers le midi les bâtiments aux héritiers Perrière, la maison et jardin vers Trouvé, vers l'orient la rivière de Sarthe, vers l'occident la rue tenant du bourg de fillé à la tenue du grand Chenay".


      En 1791, le tableau indicatif des différentes propriétés de la communauté de Fillé-Guécelard la décrit comme :
    • Maison et chambre du port comprenant y compris la cour et le jardin 2 hommées levée asservie d' une petite portion de pré."

    • La commune achète la maison du passeur du bac le dimanche 23 Juillet 1876 laquelle est désormais recouverte d'un côté en ardoises, d'un autre côté en tuiles plates.

     

    • Par compensation des charges qui vont incomber à la commune par suite de l'acquisition de la maison du passeur, de sa reconstruction, du remplacement du bac, le Conseil demande :
    • 1°) la cession gratuite du bac actuel et accessoires
    • 2°) le droit de l'entretenir
    • 3°) le privilège également gratuit du droit de passage pendant trente années
      consécutives commençant à l'expiration du présent bail.
    • Par contre, la commune s'engageait à acquérir la maison du Passeur, à faire toutes les dépenses nécessaires pour assurer le passage pendant ce laps de temps et dans les conditions où il existe.

     

     Mais vingt ans plus tard, la construction du pont du tramway en 1896 ne nécessitait plus le passage du bac.

     



    Au centre de la photo, l'embarcadère où a été construit par la suite une passerelle en bois ; à droite : le bac ; à gauche : la maison du passeur et au fond à droite,le presbytère et l'église.



    PHOTO DOCUMENT PERSONNEL
     
    Au premier plan, femme lavant son linge au bord de la Sarthe, au centre de la photo, une gabare et en arrière plan, derrière l'église, le presbytère et enfin au fond la maison du passeur.

     

    Capture

    A partir de 1803, la Mairie de Fillé-Guécelard rentre en possession de son église (voir extrait ci-dessus Gallica.BNF.fr Bibliothèque Nationale de France.

    Cette vue est la propriété de BNF,Fr Bibliothèque Nationale de France. Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet ainsi que Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog Merci,

     


    Informations puisées sur le document remis par Françoise COTTREL-BOTTREAU
    exemplaire remis au Maire de FILLE - UNIVERSITE DU MAINE 1998/1999
    Nouveautés au village.

     



     

    La maison du passeur devient communale en 1876 mais 20 ans plus tard la construction du pont du tramway ne nécessitait plus le passage par bac

    photographie fournie par M. Gaignon René au Maire de Fillé

     



     

     

     INSTALLATION DE LA PREMIERE BOITE AUX LETTRES A FILLÉ

      

    En mai 1830, l'administration des Postes installe la première "boîte aux lettres" chez le débitant de tabac.... (extrait des Données chronologiques de Pierre Gouet).

    Qué !!! c'étaient donc des précurseurs sans doute, quoi qu'il en soit, dans les années 1980 et 90, des maires se battront pour garder l'agence postale dans le bourg de Fillé, voire même dans les murs de la Mairie ; quand adviendra-t-il dans le nouveau millénaire, reviendra-t-elle "à la case départ" comme cela va se pratiquer à compter du 1er Septembre 2008 sur la commune voisine de Roëzé pour les opérations courantes : le relais poste va devenir le bar tabac...

    Seul l'avenir le dira...




    enveloppe collection privée


    Bref, en attendant,  reprenons le fil de l'histoire: nous sommes le 19 septembre 1830, et c'est la prise de fonction du nouveau Maire, Auguste VERRON, Monsieur RAGUIDEAU en est le premier adjoint et Monsieur GOSSELIN, curé de la paroisse est logé au vicariat (Ecole Saint-Charles).

      (extrait des Données Chronologiques remises par Pierre GOUET au Maire de Fillé 2005/2006).  

     

    LA COMMUNAUTE DES SOEURS D'ÉVRON S'INSTALLE A FILLÉ



    En 1836, la Communauté des Soeurs d'Evron a été autorisée à envoyer deux soeurs à FILLÉ afin d'instruire gratuitement les petites filles (Archives Mairie 2.11.1836).

    En 1837 est élaboré un traité avec le Conseil Municipal. La convention fut signée vu "combien il est avantageux pour la commune de FILLÉ-GUÉCELARD d'établir les sœurs d'Evron pour l'instruction et l'éducation chrétienne des jeunes filles et le soulagement des pauvres malades..." (Archives Mairie 20.08.1837).






    Suite au décès de Monsieur CARTERET, le 19 Mai 1878, Monsieur GARNIER Louis est élu Maire de FILLÉ-GUÉCELARD.

    Le Conseil décide - après que le prédécesseur du Maire actuel est fait venir un architecte du Mans - de faire construire un premier étage sur le corps du bâtiment actuel de l'école comprenant le logement de l'instituteur et la Mairie.


     

    photo collection personnelle











     

    Sources et informations et illustration :
    sur la guerre de 1870 et la bataille de champagné, informations empruntées à :
    http://www.loire1870.fr.bat.mans
    archives mairie de fillé et archives paroissiales et extraits de Données Chronologiques Pierre Gouet.
    sur l'école Saint-Charles et la communauté des soeurs d'Evron : document remis au Maire par l'école Saint-Charles
      Liens   DICOBLOG

     

    http://www.open-top.com/

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